culture et air du temps
25 Ans
Journaliste et explorateur de l'air du temps
Formé à la Street School
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Lucile, incrémentaliste convaincue
« - Nom ?
- Quillet.
- Prénom ?
- Lucile.
- Age ?
- 22 ans.
- Ville d’origine ?
- Valence, dans la Drôme.
- Domicile ?
- Tout près d'ici. »
L’exercice est imposé : tirer le portrait d’un camarade de la Street School en 10 minutes. Dehors le soleil brille, les tandems d’un jour s’égrennent dans la salle de classe. Pour faire court, Lucile Quillet est l’incrémentalisme fait femme, mot barbare signifiant la capacité à réajuster ses objectifs à une situation en constante évolution. A la vie en quelque sorte.
Des voyages initiatiques
Lucile bouge beaucoup. « Je suis toujours partie en voyage avec mes parents, et ils nous ont transmis ce goût à ma soeur et moi. » Son souvenir le plus marquant est sa découverte d’Israël. « Je me suis lancée après avoir décroché un semblant de bénédiction à mes parents et malgré que tout le monde me dise que j'allais prendre une bombe sur la tête. » Bénédiction en poche, elle entreprend un voyage qui la changera profondément : « Depuis ce voyage, je me dis qu'il n'y a pas de hasard gratuit » me confie-t-elle à propos de rencontres glânées au quatre coins du pays.
« La France est obsédée par les diplômes »
Un peu à l’étroit dans la Drôme, Lucile l’est aussi dans sa scolarité. La France est « obsédée par les diplômes, les noms reluisant des grandes écoles », qui selon elle mettent de côté « les parcours alternatifs, les expériences de vie et le potentiel de la personne. » Mais son esprit critique ne l’empêche pas de poursuivre son objectif, devenir journaliste, en menant plusieurs activités de front : « j'apprends l'arabe et l'hébreu, je prépare une expo photo, je voyage… »
« Depuis mes parents sont plutôt fiers »
Quelques années d’expérimentations - et d’incrémentalisme donc - plus tard, la voici à la Street School, épanouie. « Depuis mes parents sont plutôt fiers de mon parcours. Ce n'est pas ce qu'on avait imaginé au départ mais je pense qu'ils ont une bonne vision de ma vie. » Elle jette un coup d’œil à ma montre : « On a encore le temps là, t’es sûr hein ? »
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