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Un droit de réponse de M. Laurent Glauzy

| Brèves | par | 21 Février 2013

Un droit de réponse de M. Laurent Glauzy

Paris, le 13 février 2013


Monsieur le Directeur de la publication,


Le 26 novembre 2012, vous avez publié sur votre site internet streetpress.com un article composé d’un texte, de trois images, deux vidéos et une photo intitulé Le complot illuminati enfin démonté dans une enquête made in France et qui m’est consacré. Il est accessible au public à l’adresse : http://www.streetpress.com/sujet/65189-le-complot-illuminati-enfin-demonte-dans-une-enquete-made-in-france et est signé Robin d’Angelo.


En application de l’article 6 de la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004, du décret n° 2007-1527 et de l’article 13 de la loi du 29 juillet 1881, je vous demande de publier le droit de réponse suivant :


« L’article publié par Robin d’Angelo me fait passer pour un conspirationniste loufoque. C’est son droit. Mais je ne retrouve pas dans cet article le contenu de mon livre ni celui de l’entretien que j’ai eu avec lui.


Pratiquant couramment quatre langues étrangères, j’ai enquêté à partir de livres proposés à l’étranger sur un sujet très peu développé en France pour produire Illuminati : De l’industrie Rock à Walt Disney, les arcanes du satanisme. Mes principaux axes de recherches sont le Pasteur Fritz Springmeier, ancien officier de l’US Army et le journaliste Alex Jones pour les Etats-Unis, le mensuel Chiesa Viva du Père Don Luigi Villa, ancien agent de renseignement du Cardinal Ottaviani pour l’Italie et Robin de Ruiter, auteur le plus traduit aux Pays-Bas. Ma bibliographie est particulièrement dense.


Robin d’Angelo mentionne que je « revendique » 99 ouvrages. Je ne les revendique pas, je cite les recensions à la fin de mon ouvrage.


Je n’ai pas non plus l’ambition de réunir les extrêmes politiques et les jeunes issus de l’immigration, mais : « le sujet des Illuminati s’adresse à tout le monde sans distinction de races et de religions ». Son étude permet de comprendre la dictature mondiale en préparation et mise en place par un processus de crise. Robin d’Angelo m’a aussi posé une bonne dizaine de questions sur les Juifs. Il n’a pas cru devoir rapporter mes réponses. Et bien que je me définisse comme catholique anti-Vatican II, nationaliste, créationniste et profondément pro-Palestinien, je n’ai pas prononcé l’expression de « nationalisme de raison ».


Robin d’Angelo entend me coller une réputation d’illuminé et d’antisémite. Ainsi, juxtapose-t-il une partie de phrase en début de page 7 avec un passage de la fin de la même page de mon ouvrage. Mon idée est conscrite à une vision étriquée : « Une bande de Juifs adeptes de la Kabbale fonde au 18e siècle la société secrète des Illuminati dont le but est de soumettre les populations à un nouvel esclavage, non physique, mais spirituel ». Je n’ai jamais employé le terme de « bande de juifs ». J’explique que ces plans sont en dehors du judaïsme, car Jacob Frank dont le père  qui se convertit à l’Islam en 1666  est excommunié par les rabbins pour dérives sabbataïstes. Et bien qu’adepte de la Kabbale, Frank prône l’inverse du Talmud et adopte le Zohar. Nombre de frankistes se sont aussi convertis au catholicisme. Toutes ces précisions sont nécessaires pour comprendre que nous sommes dans un phénomène très large et pluri-religieux, et de plus condamné par les représentants de la foi judaïque. Concernant les protocoles des Sages de Sion, je me réfère à Chiesa Viva.


Robin d’Angelo note que je suspecte le Bilderberg d’être verrouillé par les Illuminati. Je m’appuie sur les écrits de William Cooper, sous-officier des services secrets de l’US Navy dans Behold a pale horse. Je développe que les membres du Bilderberg font partie du Council on Foreign Relations (CFR) fondé par David Rockefeller, président de la Chase Manhattan Bank. Les Rockefeller sont considérés entre autres par Robin de Ruiter dans De dertien satanische bloedlijnen comme une famille Illuminati. Il reprend dans ce cadre les travaux de Springmeier. Je souligne que Christophe Blocher, membre de l’Union démocratique du centre (parti « nationaliste » suisse) a participé à deux reprises aux réunions du Bilderberg : Athènes en mai 2009 et juin 2011 à Saint-Moritz. Mais Robin d’Angelo ne mentionne pas ces points et nuances, car je suis « bien connu dans les milieux nationalistes ».


« C’est à l’industrie du cinéma et de la musique, cheval de Troie des Illuminati » que je m’en prends. Mais là encore que nenni du Tavistock Institute et du groupe pharmaceutique suisse Sandoz qui à travers les Beatles et la drogue ont essayé de créer une nouvelle culture grâce à des milliards. Et bien entendu toutes les citations de John Lennon, Bowie et bien d’autres sont occultées. 


« L’ouvrage de L. Glauzy est complètement délirant avec des chapitres intitulés Walt Disney : du cannibalisme à la pornographie, Jennifer Lopez et le culte vaudou ou encore cet intertitre DMX insulte Satan et les Illuminati ». Si mes sources livresques ne suffisent pas, internet justifie images à l’appui tous ses titres. DMX a organisé des réunions où il clamait : « Je loue le Seigneur et je pisse sur Satan ». Robin d’Angelo s’en prend même à mon cappuccino et à mon pull irlandais qui devient une redingote.


Robin d’Angelo avance que « L. Glauzy, bientôt père d’un 4e enfant, explique à la p. 34 pourquoi ses mioches sont privés de certains programmes ». J’ai expliqué dans l’entretien que je n’entendais pas interdire sans étayer pourquoi des programmes s’avèrent dangereux.


« Dans La petit sirène de Disney, les châteaux apparaissent comme des organes sexuels masculins. (…) Aïe, difficile de prendre au sérieux le grossier délire parano-ésotérique de L. Glauzy ». Il suffit pourtant d’aller sur Internet pour parcourir des vidéos présentant certaines scènes de ralentis et d’arrêt sur image incontestables : une des tours du château du père de la Petite sirène est constituée d’un sexe en érection. De même, dans le roi Lion, la buée qui sort de la bouche du roi s’étire dans le ciel pour former le mot « sex ». Il s’agit d’images subliminales incontestables accessibles à tous sur youtube.


« Tandis qu’un fin connaisseur de la mouvance se lâche : Glauzy est fou. Et en plus il est con : c’est le seul mec qui achète des encarts dans Rivarol pour promotionner ses livres écrits sous pseudo et qui donne pour les commander son vrai nom et son adresse ! ». Lors de la promotion du 1er tome de l’Atlas de géopolitique révisée regroupant cent articles publiés dans le courageux hebdomadaire Rivarol, mon pseudonyme était mentionné (à côté de mon vrai nom), par souci de publicité et non d’anonymat puisque je ne cache pas mon vrai nom, l’utilisant indifféremment avec mon nom de plume.


Robin d’Angelo mentionne mon ami Thibaut de Chassey, connu dans le milieu catholique et nationaliste pour son honnêteté morale, qui par écrit s’est offusqué de l’article de D’Angelo et m’a répondu n’avoir jamais utilisé le mot de « loufoque » pour qualifier mon ouvrage.


Robin d’Angelo, qui ne cite pas mes sources, en appelle à l’« argument d’autorité », ici l’historien Stéphane François.


Robin d’Angelo accuse : « Mais malgré ses analyses ésotériques très premier degré et parfois franchement réchauffées ». Il ne reprend pas notamment la citation de David Rockefeller qui dans Mémoires avoue : «  Quelques-uns croient même que nous faisons partie d’un cabale secrète travaillant contre les meilleurs intérêts des Etats-Unis caractérisant ma famille et moi en tant qu’internationalistes et conspirant avec d’autres autour de la Terre pour construire une politique globale plus intégrée ainsi qu’une structure économique : un seul monde si vous voulez. Si cela est l’accusation, je suis coupable et fier de l’être ».


« Laurent Glauzy faisait aussi partie de la belle brochette d’invités de la 21e Fête du livre de Renaissance Catholique, aux côtés de Philippe de Villiers ». La brochette en question comprenait plus de cent écrivains représentant des mouvances très diverses du catholicisme. Et je n’ai jamais rencontré M. de Villiers.


La lecture de mon livre sera finalement ma meilleure défense.


Laurent Glauzy


Laurent-blancy@neuf.fr »


 


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