Greenpeace: Le rapport alarmant sur les centrales nucléaires françaises

Greenpeace: Le rapport alarmant sur les centrales nucléaires françaises
Greenpeace a publié ce lundi une "analyse critique des évaluations complémentaires de sûreté menées sur les installations nucléaires françaises après Fukushima". Ce rapport étudie les prescriptionsde l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Greenpeace France s'est aussi appuyée sur les dossiers remis en septembre 2011 par EDF et par Areva, à la suite des "tests de résistance" des installations nucléaires demandés par le gouvernement français et par l'Union européenne. 

Contre-expertise Greenpeace considère que ces rapports sur la sûreté des installations nucléaires françaises, commandés après la catastrophe de Fukushima, présentent «des lacunes» dans l'évaluation des risques liés aux agressions et au vieillissement des centrales, rapporte Libération.

"Cette contre-analyse menée par des experts indépendants démontre qu’en cas d’accident entraînant une fusion du cœur du réacteur aucun des 58 réacteurs nucléaires français en fonctionnement ne résisterait mieux que ceux de Fukushima : les risques de ruptures de confinement et de rejets radioactifs importants sont tout aussi réels qu’au Japon."

Pas de risque zéro Ces experts ont passé au crible les rapports d'EDF sur les centrales nucléaires de Gravelines, Civaux, Flamanville et du projet d'EPR, celui d'Areva sur le centre de traitement des déchets de La Hague et celui de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) sur le parc français. Et le bilan n'est pas réjouissant. 

En outre, Greenpeace France souligne que "les rapports d’EDF ou d’Areva se basent uniquement sur la conception initiale des installations, c’est-à-dire que le vieillissement et l’usure des bâtiments et pièces ne sont pas pris en compte dans les analyses." L'ONG note aussi ''l’absence de prise en compte des risques liés à certains facteurs extérieurs, notamment le facteur humain." Et déplore que "dans les documents fournis par EDF et Areva, il n’est jamais question de pistes pour essayer d’améliorer la sûreté des réacteurs nucléaires et ainsi de diminuer la probabilité d’un accident."

Pour lire le résumé du rapport, c'est ici.

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