Wisteria Laine, un serial-killer et ETKO
Creil, dernière station du RER D. 5 minutes en Golf TDI (série 2004) sur la départementale et prolonger à l’ouest. Bienvenue à Verneuil-en-Halatte, au cœur d’un Wisteria Laine, version cambrousse picarde. Ici c’est le 60, l’Oise, le département de Marcel Barbeault, aka « le tueur de l’ombre », serial killer français des années 1970. Dans l’Oise pas grand chose à faire. Alors pour combler l’ennui, Marcel étranglait les jeunes femmes de l’autre côté de la D120. Comme d’autres jouent au foot ou enchaînent les bédos. Au chômage depuis 2 ans, Arnaud, aka ETKO, s’est lui lancé dans la chanson[Youtube | Myspace]. Le grand garçon de 27 ans nous fait monter dans le grenier du pavillon de ses parents où il répète. L’équipement est sommaire: un PC en ruine, une imitation de guitare Fender, et des spots super-puissants pour un effet Madison Square Garden garanti.
« E.T.K.O, le blairo du net qui s’affiche »
C’est sur Dailymotion qu’on a repéré Arnaud, au printemps dernier. Depuis sur la toile il a conquis quelques fans… et pas mal de détracteurs. Un groupe Facebook rassemble 200 membres pour dénoncer « E.T.K.O, le blairo du net qui s’affiche ». Pourtant, depuis l’automne, on peut voir ledit « blaireau » sur scène les dimanches soir au Pop’In, un bar branché du 11e arrondissement de la capitale… Le looser de Verneuil en Halatte a en fait un vrai potentiel. Et le rappeur de Marly Gaumont, dans l’Aisne voisine n’a qu’à bien se tenir. Le derby picard entre Kamini, buzz de l’hiver 2006 et ETKO pourrait bien tourner à l’avantage du second.
A 10.000 kilomètres d’un single de Mickaël Vendetta ultra-marketé ou d’un Kamini récupéré par Sony BMG, notre « artiste décomplexé », n’en a rien à faire de ce que l’on pense de lui. Il délire tout seul dans ses chansons, se compare à « une fusée qui s’envole à des années lumières », nous ordonne de « laisser passer les hommes à moustaches » ou encore rêve « d’aller à Los Angeles pour faire l’amour à des filles qui se mettent la tête ». Et ça marche. Sa dégaine à la Mika, conjuguée à l’absurdité de textes poético-vandammesques, touche le cœur d’un public qui ne demande que ça, en ces temps de conformisme musical.

A Aubervilliers la mobilisation continue pour le père de famille ch...








Commentaires
Pas de commentaires