Qui doit 300 milliards d’euros ?
La dette publique, c’est « l’ensemble des dettes de l’Etat et des collectivités territoriales, en fait de toutes les administrations publiques », nous explique notre prof d’éco. Aujourd’hui la Grèce dans son ensemble doit plus de 300 milliards d’euros, soit 113% de son produit intérieur brut (PIB).
Pourquoi la Grèce en est-elle arrivée là?
Avec l’Euro, « les Etats ne maîtrisent plus la politique monétaire, qui est pilotée depuis la Banque Centrale Européenne », reprend Benjamin Farhat. « Et la politique budgétaire est le seul levier disponible pour les Etats européens, qui ont notamment du gérer séparément la crise. Alors, même si l’Europe limite la dette à 60% du PIB – comme il n’y a pas d’autorité contraignante, les Etats se permettent d’aller bien au-delà. Mais dépasser le seuil imposé par Bruxelles ne signifie pas que les gouvernements se fourvoient».
Que va-t-il se passer ?
« Franchement, aujourd’hui on ne sait pas. Ce qui est certain, c’est que si utiliser la politique budgétaire comme levier ne pose pas problème en soi, l’impact du déficit sur les agences de notation met les autorités grecques dans l’embarras: les notes attribuées par les agences comme Fitch vont stigmatiser la Grèce comme un emprunteur moins fiable. Les Grecs vont devoir payer plus cher pour emprunter à nouveau de l’argent. Leur déficit pourrait donc croître… Même si le gouvernement grec annonce – mais cette stratégie de communication suffira-t-elle à convaincre les marchés de sa bonne foi – des mesures strictes, voire un gel des salaires ».
Source: StreetPress

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