Le panneau « Arbeit macht frei » volé cette nuit à Auschwitz

Le panneau « Arbeit macht frei » volé cette nuit à Auschwitz

| News | par | 18 Décembre 2009

Le panneau « Arbeit macht frei » volé cette nuit à Auschwitz

Ce symbole de la Shoah a été dévissé et arraché par des inconnus. Tout indique que le vol avait été préparé de longue date, selon la police polonaise.

Cette nuit, entre 3h30 et 5h du matin des inconnus ont dévissé puis arraché le panneau « Arbeit macht frei » qui se trouvait à l’entrée du mémorial d’Auschwitz. Il bardait l’entrée du camp d’extermination construit dans le sud de la Pologne par les Nazis en 1940.

Un vol préparé de longue date

En alerte depuis ce matin, la police polonaise a mis la zone sous surveillance et analyse les bandes des nombreuses caméras vidéos installées sur place: « J’espère que nous retrouverons la trace du panneau », a déclaré le chef de la police polonaise.

Sur place, tout indique qu’il s’agit d’un coup préparé de longue date: il aura fallu pénétrer dans l’enceinte du mémorial, puis déjouer les tours de garde des vigiles. La police a d’ores et déjà promis une récompense à quiconque apportera des informations qui permettront de retrouver les auteurs du vol.

Le ministère des affaires étrangères polonais s’est très rapidement exprimé et a dénoncé un « acte scandaleux ».En Israël, le ministre de la Diaspora Yuli Edelstein a évoqué « un des plus gros échecs de la police polonaise ».

Le mémorial d’Auschwitz manque de moyens

Quoi qu’il en soit, l’événement souligne le manque de moyen consacré au mémorial d’Auschwitz, dont l’état se dégrade d’années en années. Mercredi, l’Allemagne avait annoncé débloqué 60 millions d’euros. Soit la moitié du budget nécessaire à la conservation des baraquements et des bâtiments qui ont abrité pendant la Shoah les chambres à gaz nazies.

Sources: Gazeta Wyborcza (Pologne), Haaretz (Israël)

MAJ (21.12): Les auteurs présumés du vol ont été arrêtés par la police polonaise. Il s’agirait de 5 hommes, repris de justice mais pas avec un background néonazi. Les autorités n’excluent pas qu’ils aient agi pour un commanditaire qui pourrait lui être un collectionneur néonazi. Quand au panneau, il avait été découpé en 3 morceaux et enterré dans un bois.


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