Les Danois sont, des Européens, le peuple qui se dit le plus heureux. Les héros de Thomas Vinterberg n’en font manifestement pas partie.
La douceur dans le malheur : alchimie étrange de Submarino
Deux jeunes frères partagent l’ignoble et injuste responsabilité d’avoir laissé mourir par une seule nuit de négligence leur benjamin, encore nourrisson. C’est cette culpabilité originelle, et la honte d’une mère alcoolique et (auto-)destructrice qui les soudent. Mais elle les condamne en même temps à ne plus jamais pouvoir co-exister, voire exister. L’amour, quand il se transmet comme une substance toxique, ça laisse peu de chances dans la vie.
Il est question de destin et de fatalité dans Submarino et pour autant, une douceur empathique subsiste avec entêtement. Aucune sensation de dégoût, d’écoeurement n’indispose pour de bon. Certes, les émotions sont âpres et frontales, mais elles s’équilibrent avec la délicatesse et la sobriété des interprètes.

A Aubervilliers la mobilisation continue pour le père de famille ch...








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