3 questions à Raymond Gama, secrétaire aux relations extérieures du LKP
Pourquoi appeler à la grève générale?
Nos revendications n’ont pas été satisfaites. L’ accord du 26 février 2009 a été vidé de sa substance par le Ministère du travail, tandis qu’il ne reste rien des accords du 4 mars. Au début, on a eu un certain nombre de baisses des prix des produits de première nécessité, mais l’accord n’a pas été suivi des faits. En particulier la mesure qui consistait à mettre en place une commission de suivi, de façon a faire le point sur l’avancée et l’application des accords. Le LKP a eu beau inviter l’Etat et le Conseil général à discuter de cela, nous n’avons pas eu de réponses.
Le 26 octobre tombe dans le calendrier de la mobilisation contre la réforme des retraites…Ne craignez vous pas de manquer de visibilité?
Cette date a été choisi depuis mai 2010 suite à une série de réunions entre les syndicats de Martinique, Guyane et Guadeloupe. Nous gardons un crédit médiatique. La preuve: vous nous appelez pour prendre de nos nouvelles. La jonction va être faite au contraire, nous voyons les choses comme cela.
Peut-on envisager un mouvement aussi important que celui de 2009 ?
On peut facilement imaginer un mouvement aussi puissant que celui que 2009 (NDLR: blocage de 44 jours) puisque nous avons plus d’expérience. Nous savons comment nous organiser si besoin, mais cela dépendra aussi de la mobilisation du peuple.

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