Pour cette exposition de Depardon, tout se joue dans une grande salle où sont exposés 36 clichés de taille égale (200 × 165 cm) . On observe chacun d’entre eux, et on y voit la France. Celle des campagnes, celle que l’on traverse sans s’arrêter. Des clichés bruts et sans artifices. Aucune explication, aucun titre. Des couleurs vives qui surprennent.
« Mais ce n’est pas Cannes, ça y ressemble… »
« Je ne sais pas si c’est la lumière douce sans contraste, les couleurs criardes de ces cafés. En tous les cas ma décision était prise, j’optais à 100% pour la couleur…tout doucement, j’allais vers l’espace public, l’espace vécu, le territoire » Depardon
Et c’est exactement ça, c’est l’espace vécu que l’on a face à nous.
On veut s’y retrouver, reconnaître la petite route qu’on emprunte ou le petit village que l’on a traversé une fois, il y a longtemps.
La plupart des visiteurs sont donc là, à chercher, à se questionner à chaque cliché. « Mais ce n’est pas Cannes, ça y ressemble… » « Je ne sais pas je n’y suis jamais allée » « Ah ça c’est Cannes, c’est sûr »
Un peu plus loin « et ça c’est quel département, les Deux-sèvres non ? »
Chacun y va de son pronostic, de son anecdote et teste sa connaissance de la France. D’autres se baladent avec leur Iphone, carte en fond pour mieux se repérer.

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