Une femme opprimée qui accomplit gaiement des tâches ménagères en chantonnant et en rêvant à l’amour d’un prince : c’est Blanche-Neige. Une autre, cloîtrée dans une maison, qui fait la cuisine malgré elle, rêvant à un destin meilleur dans les bras d’un Ken riche et puissant: c’est Cendrillon. Qu’en est-il de Raiponce, cette héroïne dont les aventures sont inspirées du conte éponyme des frères Grimm (« Rapunzel » en allemand) ?
Le site officiel Disney de Raiponce parle dans son résumé de l’histoire « d’une princesse vraiment pas comme les autres… » tandis que la bande-annonce est signée Pink (« Trouble »). C’est donc en m’attendant à un renversement des clichés que je me suis précipitée mercredi à 20h05 au MK2 Odéon pour voir le film d’animation en 3D.
Raiponce, la princesse à la chevelure magique
La chevelure de Raiponce est magique, fait 20 mètres de long et permet de guérir et de préserver de la vieillesse, donc de la mort. La Mère Gothel, la méchante sorcière, le sait et kidnappe bébé Raiponce dans son berceau. Les parents royaux sont accablés. Chaque année, à la mémoire de la « princesse disparue », ils lâchent vers les étoiles des lanternes par milliers. Cette cérémonie a lieu le jour de la naissance de la princesse: tous les ans pour son anniversaire, Raiponce observe, depuis son unique fenêtre, les lanternes s’élever dans la nuit.
Depuis toute petite, elle rêve d’assister de près à ce spectacle. Le jour de ses 18 ans, alors que sa sorcière de mère lui explique qu’elle ne pourra jamais quitter sa tour, Raiponce rencontre Flynn Rider, qui cherche à échapper à la garde royale pour quelque méfait qu’il a commis. Raiponce et Rider concluent un marché : si le beau jeune homme l’aide à aller observer de près le spectacle des lanternes, Raiponce lui rendra le butin pour lequel il est poursuivi.

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