3 femmes trans racontent une vie de prostitution, rue Curiol à Marseille

3 femmes trans racontent une vie de prostitution, rue Curiol à Marseille

StreetPress vous propose le visionnage du docu « Rue Curiol »

Transistor | Vox pop | par | 20 Février 2015

3 femmes trans racontent une vie de prostitution, rue Curiol à Marseille

2013. La rue Curiol, à Marseille, est en rénovation. De quoi sérieusement bouleverser le quotidien des prostituées qui y bossent. Julian s'est penché sur la vie de 3 d'entre elles, trans et polynésiennes. StreetPress vous fait visionner ce docu intimiste.

Rue Curiol est un film de Julian Ballester. Il nous fait rencontrer Tourria, Dominique et Joséphine. Nées en Polynésie, ces femmes transgenres se prostituent dans cette rue marseillaise depuis de longues années. Pendant une trentaine de minutes, elles nous racontent leur vie, de leur jeunesse à Tahiti à leur arrivée dans le Sud, et leurs craintes pour le futur.

1Le réal :

En 2013, Julian débarque à Marseille pour un master « métiers du film documentaire » et décide de consacrer son film de fin d’études à cette rue du centre-ville, perpendiculaire à la Canebière, à deux pas de son nouvel appartement. Aujourd’hui il explique :

« Au début, ce qui m’intéressait, c’était que la rue est très ancienne, comme figée dans le passé. Or, à ce moment-là, elle était en pleine reconstruction, comme tournée vers l’avenir. »

Mais très vite, en parlant avec ces femmes, il décide de leur consacrer son docu.

2La Story :

Pendant un an, il passe tous les jours papoter avec elles, sans sortir sa caméra. Et se lie d’amitié avec ces trois femmes. Tandis que la rue est en pleine mutation et qu’un campus universitaire a été construit à deux pas, elles nous parlent de ce métier – la prostitution de rue – qui disparaît petit à petit. D’autant que Tourria, Dominique et Joséphine, comme la vingtaine de prostituées qui travaillent dans la rue Curiol, ont la soixantaine. « J’adore faire ça », rigole Joséphine, qui espère « qu’elle aura encore la cote longtemps ».

A voir jusqu’au 13 mars 2015


L'actu