Exclu : Les documents qui déshabillent le système Soral

StreetPress met en ligne des notes internes, en attendant le livre

Soral leaks | Infos StreetPress | par , Mathieu Molard | 31 Août 2015

Exclu : Les documents qui déshabillent le système Soral

Projet d’école primaire, stratégie pour investir Wikipédia, menaces contre ses ennemis… En marge de la sortie de son livre Le système Soral, enquête sur un facho business, StreetPress publie des documents inédits sur Egalité & Réconciliation.

Relevés bancaires de son entreprise Culture pour tous, notes internes à son organisation Egalité & Réconciliation, échanges de mails avec ses subordonnés : Après 6 mois d’enquête, StreetPress publie des documents inédits sur les dessous du « système Soral ».

Le système Soral, enquête sur un facho business, c’est le titre du premier livre publié par StreetPress chez Calmann-Lévy, à retrouver le 2 septembre dans toutes les bonnes librairies. Depuis sa création en décembre 2009, votre site d’information préféré enquête régulièrement sur le fondateur d’Egalité & Réconciliation. Alain Soral est l’homme politique star d’une nouvelle génération biberonnée à Internet. Étudiants, jeunes chômeurs, petits blancs ou Français issus de l’immigration, ils sont des millions à regarder ses vidéos. Des conférences virtuelles qui exposent le petit logiciel d’analyse soralien construit autour de ses obsessions : les bobos, les féministes, « le lobby gay » ou, encore et toujours, les Juifs.

La popularité virale d’Alain Soral ne doit rien au hasard. Dans l’ombre, les cyber-activistes de son organisation Égalité & Réconciliation orchestrent la propagande. Une galaxie de médias « dissidents » relaie ses idées, quand ce n’est pas l’humoriste Dieudonné qui met sa notoriété à son service.

Le système Soral, enquête sur un facho business

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StreetPress arrive en librairie avec son premier livre Le système Soral, enquête sur un facho business (ed. Calmann-Lévy, 17 euros, 188 p.) de Robin d’Angelo et Mathieu Molard. A commander ici, à partir du 2 septembre.

En marge de la sortie de notre livre en librairie, StreetPress met en ligne une série de documents internes qui mettent à nu les rouages du système Soral ; un cocktail où se mêlent web-activisme, business et droite radicale.

1Culture pour tous, une petite entreprise qui marche bien

C’est la machine à cash du système Soral : Culture pour tous, l’entreprise aux business en tous genres, détenue par le conférencier d’extrême droite. Si en 2012 elle déclarait au registre du commerce un chiffre d’affaire annuel de 640.400 euros, pour un bénéfice net de 64.300 euros, la SARL n’avait plus rendu ses comptes publics depuis cette année-là.

Mais StreetPress a pu consulter un extrait de relevé bancaire pour l’année 2014. Il détaille ses recettes et ses dépenses sur un mois. Si ce document ne permet pas de donner le chiffre d’affaire précis de Culture pour tous sur les derniers exercices, il atteste de la bonne santé financière de l’entreprise. En octobre 2014, la PME a généré plus de 170.000 euros. Ce qui rapporté sur un an, équivaudrait à plus de 2.000.000 d’euros de chiffre d’affaires. De quoi se payer des déjeuners d’affaire à la Closerie de Lilas, une brasserie très huppée du 6e arrondissement parisien, comme le montrent les notes de frais de la SARL « antisystème ».
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2Quelques salariés et une team d’auto-entrepreneurs

Culture pour tous constitue un débouché professionnel pour les petits soldats de « la dissidence ». Mais les places sont chères et seuls les plus proches lieutenants d’Alain Soral ont droit à leur part du gâteau. La PME emploie 5 salariés, parmi lesquels Julien Limes, son bras droit, rémunéré 2.500 euros net en tant que gérant de l’entreprise auxquels il faut ajouter ses dividendes au titre de son statut d’actionnaire minoritaire (20% des parts). L’équipe est composée d’une secrétaire à mi-temps payée 800 euros, d’un technicien vidéo et de deux personnes en charge de la logistique dont les salaires varient entre 1.500 euros et 2.000 euros net.

Alain Soral, lui, n’oublie pas de se verser des mensualités : 2.500 euros net. Mais il peut compter sur d’autres ressources. D’abord des revenus fonciers qui lui rapportent un peu plus de 12.000 euros par an, selon un document fiscal que nous avons consulté. Puis ses 80% de dividendes sur les bénéfices de Culture pour tous – 24.000 euros en 2012, un chiffre qui a dû augmenter proportionnellement aux résultats – et, bien sûr, ses droits d’auteurs, évalués à 300.000 euros depuis qu’il est édité chez Blanche en 1996.

Derrière, c’est un petit bataillon d’une dizaine de supporters qui multiplie les tâches diverses et variées. Employés au statut précaire d’auto-entrepreneur, Culture pour tous s’exonère de charges sociales pour ces prestataires.

3Kontre Kulture, fleuron du soralisme

Le cœur d’activité d’Alain Soral est la vente de livres sur internet, via sa librairie en ligne Kontre Kulture, surnommée en interne « Koca-Kola » et qui dépend de la SARL Culture pour tous. Le business plan de cette boutique web : regrouper les ouvrages d’une petite trentaine de maisons d’éditions, consacrées à la littérature ésotérique, nationaliste ou conspirationniste. Le marché est porteur car les e-librairies spécialisées ne sont pas légion. Quant à l’investissement, il est minime : Kontre Kulture se charge de proposer les bouquins sur ses étagères numériques et d’encaisser des chèques à hauteur de 40% et 50% du prix de vente, laissant parfois les éditeurs partenaires s’occuper eux-mêmes de l’expédition des bouquins.

Mais le modèle fait grincer des dents chez les autoproclamés « dissidents ». Dans un mail daté du 18 novembre 2014, c’est Salim Laïbi, gérant de la petite maison d’édition Fiat Lux avec qui il s’est brouillé depuis, qui s’offusque des marges pratiquées par Soral :

« Vous vous prenez pour qui en demandant 50% sur les livres, alors que même la FNAC ne demande que 40% avec toutes ses infrastructures nationales et ses centaines de salariés, sans oublier Amazon le leader mondial qui n’en demande que 25% ? »

°Kontre Kulture édite aussi ses propres livres. Mais là encore, cela se passe mal avec certains de leurs auteurs. Ainsi Julien Teil, qui signe chez eux Le livre noir des ONG, est remonté comme un coucou. Déçu par certaines prises de positions d’Alain Soral et inquiet de voir son nom associé au fondateur d’Égalité & Réconciliation, il a proposé à la maison d’édition de rendre son avance de 1.000 euros en échange de l’annulation de la sortie de son livre. Qu’à cela ne tienne, Kontre Kulture prend les devants en publiant à la va-vite une version, selon l’auteur, non-terminée de son enquête. « Ils ont fait n’importe quoi. Sur la couverture, ils ont mis les logos d’ONG que j’évoque à peine dans mon livre ou d’organismes comme la Croix-Rouge qui ne sont même pas des ONG », s’indigne Teil, ancien compagnon de route de l’auteur conspirationniste Thierry Meyssan. Il a depuis saisi un avocat.

4Un établissement scolaire privé ouvert par des cadres de ER

Culture pour tous a d’autres cordes à son arc, comme une web boutique consacrée à l’univers du survivalisme ou un e-caviste qui propose un vin estampillé « quenelle ». Un autre commerce en ligne fait les beaux jours d’Alain Soral : Au Bon Sens, qui vend sur le web des produits écoresponsables, allant de coupes menstruelles pour se passer de Tampax pendant les règles à des canneberges séchées pour donner des couleurs à son muesli. Et ça marche : Au mois d’octobre 2014, Culture pour tous a passé 42.250 euros de commande à son grossiste, la société Eau Vive.

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Derrière cette entreprise basée dans le Gard, les époux John et Claire Bengtsson. Ces fidèles d’Alain Soral sont les animateurs de la section nîmoise d’Egalité & Réconciliation, comme ce dernier l’explique dans une vidéo. Et ils ont des projets plein la tête. A la rentrée 2014, le couple a ouvert sa propre école privée hors-contrat dans un ancien studio de danse du quartier de Saint-Césaire à Nîmes. Dans leurs salles de classe, ils revendiquent dispenser des cours à une quarantaine d’élèves de 2 à 10 ans, répartis entre maternelle et primaire. Contactée par StreetPress, Claire Bengtsson affirme que « les parents ne comprennent plus rien aux méthodes de l’Éducation nationale » et regrette « l’amoralité » de l’école. « Dès la maternelle les enfants se battent, s’insultent, sont humiliés. » Dans une autre interview, elle dénonce les « ABCD de l’égalité », ce programme du ministère de l’Education qui avait vocation à sensibiliser les enfants aux inégalités homme / femme.

Vidéo Claire Bengtsson présente ses coupes menstruelles

Pour remédier à cela, le port d’une blouse cousue au nom de l’établissement est obligatoire dans son école de l’EHC Gardoise. Les cheveux des garçons doivent « être courts, ni teintés, ni décolorés » et les boucles d’oreilles leurs sont proscrites, tout comme « les vêtements de marque », tandis qu’ils ont interdiction formelle de « venir à l’école avec de l’argent sur eux ». Rassurez-vous, l’établissement scolaire est déclaré auprès du Rectorat de Montpellier et reçoit chaque année la visite d’un inspecteur de l’Académie. C’est en tout cas ce qu’affirment les Bengtsson. Il vous faudra débourser 2.100 euros pour inscrire votre enfant à la rentrée 2015.

5Une stratégie de web-activisme savamment orchestrée

En attendant les écoles, les émules d’Alain Soral comptent sur Wikipédia pour modeler les esprits. Dans un document siglé Egalité et Réconciliation, que StreetPress met en ligne ici, le monsieur internet du groupuscule Stéphane Condillac, donne ses ordres à son équipe de cyber-militants pour infiltrer l’encyclopédie collaborative. Tel un général Patton du web-activisme, il emploie un vocabulaire martial attestant de l’importance qu’il accorde à sa « cellule Wikipédia » :

« Nous devons avancer par petits bataillons de 3 à 6 personnages, progressivement, de manière à ne pas donner l’idée d’une attaque coordonnée. »

Objectif des « opérations » : modifier par petites touches le texte de certaines notices de la web-encyclopédie. On le sait, elles sont éditées par des contributeurs bénévoles. Ainsi, à l’article consacré à la série TV Gossip Girl, Stéphane Condillac, sous le pseudo d’Omnisciens, ajoute ce qu’il estime être « une critique sociologique dans la veine ER (Egalité & Réconciliation, ndlr) ». D’autres thèmes « pop » passent entre ses mains : sur la fiche consacrée à Jamel Debbouze, il accole un paragraphe l’accusant d’avoir causé la mort d’un de ses proches dans l’accident à l’origine de son handicap.

Mais l’essentiel de ses contributions se concentre sur des sujets politiques. La page consacrée à « l’antifascisme » se voit ainsi adjoindre un paragraphe intitulé « Critique pasolinienne de l’antifascisme ». La modification effectuée en 2011 a depuis été nuancée par d’autres contributeurs, sans pour autant disparaitre. En effet, 4 ans plus tard, on retrouve toujours la citation suivante, postée par Condillac : « Une bonne partie de l’antifascisme d’aujourd’hui, ou du moins ce qu’on appelle antifascisme, est soit naïf et stupide soit prétextuel et de mauvaise foi. »

6Soral surveille son langage pour ne pas apparaître « antisémite »

Stéphane Condillac, un pseudonyme, est un des plus proches lieutenants d’Alain Soral. Cet informaticien d’une quarantaine d’années, qui a un temps essayé de gagner sa croute en lançant sa marque de boitiers de contrôle parental et qui possède sa petite entreprise de réparation informatique dans le centre de Lyon, est le concepteur de la dernière version du site d’Egalité & Réconciliation. Il est aussi le créateur du site pornographique Telechatte.fr. Dans un mail groupé envoyé à Alain Soral, que les auteurs ont consulté, il lui donne des conseils de sémantique pour lui éviter de tomber sous le coup de la loi et de l’incitation à la haine raciale :

« Nous combattons la religion juive (son idéologie et son projet) et non pas les hypothétiques “Juifs” qui n’existent pas. A mon avis il faut être extrêmement précis sur les termes qu’on utilise. Antisémitisme devrait être banni de notre vocabulaire car ça ne veut rien dire. Ou en tout cas, ça ne veut rien dire d’autre que “judéophobie” car juif est une religion. Or la critique d’une religion n’est pas illégale. Donc on devrait utiliser judéophobe ou, pour adoucir, judéocritique. »

Dans un autre courriel, Soral commande, par l’intermédiaire de son bras droit Julien Limes, « un travail de vidéo compil de ses déclarations pro ‘juifs du quotidien’ pour annihiler les accusations d’antisémitisme ». Mais attention ! Le président d’Egalité & Réconciliation met un bémol, soucieux de ne pas se couper de ses supporters anti-juifs :

« Nous n’avons pas à proclamer que nous ne sommes pas antisémites, ça sera mal pris des deux côtés ! »

7Soral apeuré par une dissolution d’Egalité & Réconciliation

Si Alain Soral et son staff prennent autant de précautions quant au vocabulaire à employer, c’est qu’ils sont affolés par l’idée d’une dissolution juridique d’Egalité & Réconciliation. Pour y remédier, ils peuvent compter sur l’avocat officiel d’Alain Soral, Me Lahcène Drici, ancien auteur pour l’émission d’Alain Chabat Burger Quizz et ex de Sciences-Pô Paris, mais aussi sur les conseils plus officieux d’Héloïse de Castelnau, inscrite au barreau de Marseille et dont le nom n’apparait dans aucun document public de l’association. Jointe par StreetPress, l’avocate refuse de répondre à nos questions prétextant qu’elle « n’a pas le droit de parler de ses dossiers ». Issue d’une grande famille aristocratique et fille de l’avocat Régis de Castelnau, chevalier de la Légion d’honneur, c’est aussi une admiratrice du maréchal Pétain – elle va décorer sa tombe de l’Île d’Yeu lors de ses vacances, explique-t-elle dans ses mails. Contact privilégié de l’association, c’est avec elle que Julien Limes prend rendez-vous « pour discuter du système à mettre en place en cas de dissolution » d’Egalité & Réconciliation. Ce dernier, qui affirme être en contact avec un « auteur proche des milieux militaires », prétend dans ses mails qu’il existe au sein des services secrets « une cellule qui travaille sur nous ». Parmi les dérapages qui pourraient enclencher une interdiction de l’association, Limes s’inquiète de « l’armement de militants », des « éléments incontrôlés qui prendraient la parole » ou d’ « agressions physiques ».

Une inquiétude qui, selon un ancien cadre de l’association rencontré par StreetPress et qui témoigne sous anonymat, aurait culminé au moment des violences commises en marge des manifestations pro-palestiniennes du boulevard Barbès à l’été 2014. A l’époque, la « Gaza Firm », un éphémère groupuscule dont la figure de proue était Mathias Cardet, un proche d’Alain Soral et ex-ultra du PSG, est soupçonnée de jouer les gros bras en fin de cortège avec l’intention d’en découdre avec des « sionistes ».

8Egalité & Réconciliation enquête et menace

Alain Soral et ses troupes veillent à calmer leurs ardeurs car ils ont la menace facile. D’abord avec leurs ennemis aux mêmes méthodes crapuleuses, comme Ulcan, un hacker proche du mouvement d’extrême droite pro-sioniste la Ligue de Défense Juive. Suite à un reportage de Complément d’Enquête consacré à ce dernier, un fan repère via Google Map sa rue à Ashdod, la ville israélienne où il s’est installé, et s’empresse de l’indiquer au staff d’Egalité & Réconciliation. Puis c’est Stéphane Condillac, le monsieur internet, qui prend le relais :

« On peut donc maintenant remonter à Ulcan (…) Cependant l’hébreu risque de nous aider pour retrouver les noms, adresses, et enquêter un peu. A-t-on des hébréophones ? (qui veuillent bien nous aider) »

Trombinoscope avec les photos d’une quarantaine de militants antifascistes, adresse de domicile, numéros de téléphone, noms complets… D’après des documents que StreetPress a consultés, la « sécu » d’Egalité & Réconciliation se rêve en agence de renseignement capable de monter des dossiers sur ses opposants. Alain Soral s’occupe de motiver les troupes en leur envoyant des petits mails, les incitant à passer à l’acte. Florilège : « Il va falloir s’en occuper sérieusement à tous les niveaux » « Il faut qu’on attrape ce fils de pute ! » « L’important c’est de [le] griller au maximum ».

Ou encore :

« Il va falloir s’occuper de ce petit con… Je veux bien me déplacer si une petite équipe m’accompagne et le faire moi-même ! »

9Le panier de crabe de « la dissidence »

Et les ennemis d’Alain Soral se multiplient de toute part, même dans son propre camp. L’homme méprise ses compagnons de route. A propos de l’ex-député « dissident », le belge Laurent Louis, il écrit qu’il a « peut-être un avenir politique en Mongolie », deux mois à peine après que les deux hommes ont tenu meeting ensemble. Puis c’est Tepa, l’animateur du site Meta TV, qui en prend pour son grade suite à l’invitation dans son émission de l’éditeur Jean Robin, avec qui Soral s’est brouillé :

« Que tu sois une salope ou un con, dans les deux cas E&R – qui te relayait pour te donner un coup de main – ne le fera plus. Point. »

Mais ses piques les plus fréquentes, il les réserve à Noémie Montagne, l’épouse de Dieudonné. On savait, depuis la mise en ligne d’un échange de mail daté de novembre 2013, que leurs relations étaient houleuses, suite à des questions de droit d’auteur liées à l’utilisation de l’image de Dieudonné. A l’été 2014, rien n’était réglé. « Pauvre type ! » « Fais pas le kéké ! » « Prends pas la grosse tête Soral ! », peut-on lire sous la plume de Noémie Montagne. « Hystérique », lui répond le chefaillon d’Egalité & Réconciliation qui au passage se charge de lui rappeler de vieilles ardoises :

« Hate-toi de me faire parvenir mon chèque de droits d’auteur 2013 sur la BD, ça c’est de l’argent que tu me dois ! »

Car si Dieudonné apporte officiellement un soutien à Soral – on l’a vu témoigner à ses côtés lors du procès de « la quenelle de Berlin » – le conférencier d’extrême droite estime que l’équipe de l’humoriste « se comporte mal avec nous ». Une fois, c’est un stand Egalité & Réconciliation qui est retiré d’une représentation de Dieudonné, puis une prestation de streaming live proposée par le staff vidéo de Soral. « Nous avons acheté du matériel, payé des billets de train… Alors je vais te le dire clairement : vous ne savez pas travailler et vous n’avez aucun respect pour vos partenaires ! », râle le youtuber. Noémie Montagne déplore, elle, que Soral mette « en concurrence » son mouvement avec celui de Dieudonné alors que « en nombre de membres cela n’est pas encore comparable. »

« Le système Soral, enquête sur un facho business », en librairie le 2 septembre. Qui était vraiment Soral avant de se lancer en politique, quel rôle a-t-il joué au Front National, comment fonctionne son organisation ? StreetPress vous emmène dans « la dissidence », dès coulisses de la Main d’Or à la salle de boxe parisienne d’Alain Soral.

Le Système Soral, ed. Calmann-Levy, 190 pages, 17€ – Commander le livre en ligne


°Édit du 09/10/15 : ajout du paragraphe

Crédit photo
Isabelle Simon / SIPA

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