Siège de l’UMP (Paris 15e) – Au fond de la grande salle bas de plafond, les caméras et les micros se bousculent. Sur le côté gauche, Jean-François Copé arrive et lance au journaliste de StreetPress: « Attention aux écrans de télévisions, vous allez les faire tomber! » Mardi, c’était le raout au nouveau siège de l’ UMP, rue de Vaugirard. Le parti majoritaire organisait le premier de ses trois débats en vue des présidentielles. Au menu du débat du jour : « la France silencieuse ». 200 personnes dans le public, essentiellement composé de retraités. Bah oui, à 17h un mardi après-midi, la France elle bosse.
Une administration de service Dans l’annonce du débat, la « France silencieuse », c’était « ces citoyens silencieux, souvent issus des classes moyennes, [qui] estiment ne pas être entendus, reconnus, respectés ». Pour Michèle Alliot-Marie, qui ouvre la conférence, cette France silencieuse « a le sentiment de se heurter aux murs des entreprises publiques ». Et d’énumérer « cette personne âgée vivant dans un studio et à qui EDF réclame une facture de 10.000€, ce bac+5 en communication à qui le Pôle Emploi propose un poste de tourneur-fraiseur, cette enseignante rétrogradée injustement ». Pour MAM et l’ensemble de l’UMP, la France est malade de son administration. Elle propose d’étendre le principe de guichet unique « pour que l’on passe d’une administration de contrôle, à une administration de service ». Cette France silencieuse, c’est également la France « qui n’a pas la culture de la revendication permanente ». La salle, conquise d’avance, applaudit.

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