Est-ce que vous allez demander d’arrêter les dons comme cela a été fait après le Tsunami ?
Pour l’instant il n’y a aucune raison, les dons sont les bienvenus. Il y a beaucoup de blessés à opérer, contrairement au Tsunami. Ce n’est pas du tout une politique de MSF de s’opposer à la collecte de dons.
Quelle différence entre les deux situations ?
Il y a avait une plus grande émotion pour le Tsunami. A cause de la période de Noël, de l’importance du tourisme occidental dans la région. Ça avait enclenché une accumulation de dons absolument phénoménale.
Pourtant la médiatisation est presque aussi intense aujourd’hui ?
Je doute que pour un pays comme Haïti, même s’il y a beaucoup de liens, cela déclenche la même vague que pour le Tsunami. La solidarité ne va pas atteindre des valeurs aussi stratosphériques. Vous savez, le tsunami n’est pas une référence, c’était particulièrement exceptionnel.
Pourquoi y a t-il eu une polémique Tsunami ?
Ce qui a été épouvantable au moment du Tsunami, ce sont les énormes bobards qui ont été lancés. On entretenait l’idée d’une menace de mort qui pesait sur les survivants. On a créé des paniques pour rien. Il y a eu les conditions d’une polémique.

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