4 à 0 pour l’Egypte. Confinés dans les « kawa » du quartier de la Goutte d’or (18e), les supporters algériens ont le moral à zéro. Car la sélection d’Hassan Sehata a mené les verts 4 à zéro sur la pelouse angolaise. La même qui avait empêché les pharaons d’accéder au mondial sud africain le 18 novembre dernier. A Barbès, comme à Alger, Oran, Constantine ou Marseille, on est loin de l’ambiance générée par la qualification des fennecs à la Coupe du Monde.
Un match « truqué »
Dépités, nombreux sont les supporters qui rangent leurs drapeaux, ou qui ont du mal à siroter leurs boissons. Leur bouc-émissaire : l’arbitre ivoirien. Pour les fans des verts, mettre un arbitre issu d’un pays vaincu en quart de finale par l’Algérie relève du « trafic ». « Pour être mené quatre buts à zéro avec la complicité d’un africain, faut savoir le faire, reconnaît un quinquagénaire. Boubacar, jeune homme d’origine malienne y voit aussi un match truqué : « Comme on a fait sortir le Mali, au profit de l’Angola, le pays organisateur. Je suis ne pas étonné que l’Algérie en ait payé le prix de par la suite », martèle le supporter.
Mais une poignée d’irréductibles continuent à occuper le trottoir et la route avoisinant la station de métro : « Les algériens, les algériens ! » ou encore « One, Two, Three, Viva, l’Algérie », lancent les supporters accompagné de fumigènes rouges et vertes.

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