C’est un nom difficile à prononcer ou à écrire. Un journaliste qui l’orthographie mal ou le dit mal, il risque quelque chose ?
C’est tout à fait improbable. Ca nous semble à nous, Occidentaux, difficile à orthographier. Mais pour eux, ça ne l’est pas. Gurbanguly Berdymouhamedov, c’est comme Nicolas Sarkozy pour nous. Ce n’est pas un nom difficile dans le référentiel turkmène. Et son nom est tellement partout qu’il serait curieux de ne pas le mémoriser !
Mais quel genre de problème les journalistes peuvent rencontrer?
Il y en a plein. Par exemple, en février 2008, un cafard s’était promené sur le bureau pendant le JT. Dès le lendemain, il y a eu une trentaine de personnes licenciées. C’est vous dire le contrôle qu’a le président sur la presse. L’Etat est propriétaire de tous les médias. Il n’y a aucune liberté de presse. La seule agence de presse (TDH) est rattachée à la présidence. L’Etat possède même les moyens d’imprimer le papier.
Alors, on ne voit jamais rien de négatif sur le président?
Ah non, sur place, c’est impossible. A part dans les discussions, mais cela reste très privé car on peut envoyer son voisin en prison juste en dénonçant le fait qu’il ait dit des choses négatives sur le président. Les gens restent méfiants même dans leurs conversations orales. Les seules critiques qu’on trouve sont sur internet, sur les sites de l’opposition en exil, qui sont basés en Russie, en Europe du Nord ou Europe Centrale, mais ils sont bloqués sur place.





Gurbanguly Berdymouhamedov, le président-dentiste qui a chassé MSF du Turkménistan


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