S’il y a bien un homme qu’on ne trouvera pas sur facebook, c’est bien Abd al-Hamid Al-Atrash. Cette semaine, le chef du Comité des Fatwas de l’université Al Azhar a ordonné aux musulmans de boycotter le réseau social préféré du monde arabe : Facebook. La raison ? Une enquête révèlerait qu’un divorce sur cinq en Egypte est causé par l’infidélité de son partenaire avec une personne rencontrée sur Facebook.
La police, elle aussi, s’en prend à Facebook
Et pour ce, Atrash a convoqué le « comité de la fatwa » (la loi islamique) au Caire, considéré comme l’autorité suprême de l’islam sunnite. Mais, les leaders religieux ne sont pas les seuls à percevoir Facebook comme une menace. Les policiers égyptiens ont, dans le passé, arrêté des activistes qui avaient utilisé ce réseau pour organiser une manifestation contre le gouvernement.
Info ou intox ?
Mais, de son côté, Marc Lynch, analyste et bloggeur pour Foreign Policy magazine, remet en cause cette hypothèse : «Le clerc n’a jamais utilisé la fatwa contre Facebook. Il ne sait même pas comment marche ce site ». Néanmoins, ce type de fatwa ne serait pas surprenant. Une précédente loi avait interdit les sonneries islamiques sur les téléphones portables. Pour quel motif ? « Manque de respect ».

Au comptoir de la Swiss Air de Roissy, l'exil fiscal n'a pas eu lieu








Commentaires
Pas de commentaires