Un dénouement que l’on sait déjà tragique
Il ne faut pas nécessairement être fou de musique pour entendre la mélodie dramatique de Lily et Braine. Elle ressemble à un ciel orageux dont on attend que les coups de tonnerre éclatent. Le livre se lit avec une boule au ventre, on craint avec crispation un dénouement que l’on sait déjà tragique.
Une histoire presque banale
L’histoire est pourtant presque banale: Un homme succombe aux regards langoureux d’une belle femme, aux appels de la liberté, et au succès dans le club de jazz de son quartier. On se doute que son épouse et ses enfants auront perdu d’avance.
C’est l’histoire presque banale d’un homme qui aime plusieurs femmes et qui par lâcheté n’en quitte, ni en aime aucune complètement. Un homme auquel les événements échappent et qui laisse son épouse mettre un point final à l’histoire.
Le mot important est « presque ». Car le jazz sublime la banalité de l’histoire et porte l’écriture, directe mais floue. Jazz triste, jazz de fête, jazz langoureux, jazz jazz jazz.
Le livre est assez court. On l’imagine volontiers écrit sur une partition dans un club enfumé. Un roman coup de poing sous fond de jazz sulfureux: voilà comment on pourrait résumer le dernier Christian Gailly. Trop court mais si juste.

Au comptoir de la Swiss Air de Roissy, l'exil fiscal n'a pas eu lieu








Commentaires
Pas de commentaires