Que pensez-vous de cette initiative?
Il y a beaucoup de fantasmes qui sont générés par les contrôles d’identité. Certains affirment sans nuances que ces contrôles sont systématiquement réalisés sur les mêmes personnes au nom du délit de sale gueule. Mais tous ces fantasmes ne reposent sur aucune réalité concrète. Ce collectif se base sur des données qui n’ont pas été formellement et scientifiquement prouvées.
Lorsque vous êtes en opération, vous ne décidez donc pas de contrôler les personnes qui vous semblent suspectes ?
Mais non pas du tout ! Il y a deux types de contrôles : les contrôles préventifs sur réquisition de magistrats du parquet, et les contrôles que l’on appelle les contrôles « judiciaires », effectués suite à la commission d’un délit à partir d’éléments objectifs.
Imaginez une affaire quelconque : un témoin téléphone à la police pour dire qu’il a vu une personne âgée se faire agresser et qui nous décrit l’auteur habillé en jean et sweat à capuche, nous allons axer nos contrôles sur ces éléments objectifs que l’on reçoit.
Et que pensez-vous des contrôles au faciès ?
En ce qui nous concerne, on les a toujours condamnés. En France, ils sont quand même réglementés par le code de procédure pénal alors que ce n’est pas forcément le cas dans d’autres pays. La très grande majorité des policiers applique cette procédure en respectant strictement la loi.

Au comptoir de la Swiss Air de Roissy, l'exil fiscal n'a pas eu lieu









Commentaires
« demain on empêche les enseignants de punir des élèves indisciplinés ».
AlerterRires (jaunes) ! Ca fait déjà bien 10 ans que ça, c'est fait !
L'enseignant peut infliger une punition. L'élève ne risque rien à ne pas la faire ! En particulier si ses parents le soutiennent ou sont indifférents. Le prof n'a aucun pouvoir légal !!!
En toute logique une accumulation devrait ensuite déboucher sur une sanction.
La sanction est un acte légal stricto sensu (l'élève peut se faire défendre par un avocat et monter au Tribunal) . La sanction est sous "l'autorité du chef d'établissement". Elle est comptabilisée dans de belles statistiques. Il est nuisible à la carrière d'un chef d'ets d'infliger trop de sanctions : l'interprétation de la hiérarchie est qu'il "tient" mal son collège.
Cela fait longtemps que le système a limé les dents de ceux qui sont de plus en plus souvent les premiers à tenter d'imposer des règles de vie aux enfants.
Au comme dans le commissariat de Coluche : "au bout de trois avertissement, on peut avoir un blâme, au bout de trois blâmes on peut être dégradé !... Moi, je m'en fous, je suis pas gradé !"
Déjà dans les années 70, les "néoruraux" subissaient des contrôles au faciès répétés et intempestifs de la part de la gendarmerie. Je peux en témoigner : cela n'a pris fin qu'avec l'arrivée de la gauche au pouvoir en 81. Sans doute était-ce dû à la "traque de l'ennemi intérieur", qui était un des axes de l'idéologie du RPR et de l'UDF qui étaient alors au pouvoir.
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