Il n’y donc pas de rapport avec le diable? Sur votre album il y a des titres comme Devil et Satan…
Non, ça c’est le premier degré.
On vous a tous bien eus.
Et c’était le but de nous avoir ?
Le but était un peu de provoquer. Mais toutes les symboliques sont là. C’est plus un travail sur l’humain. C’est justement décrocher du mysticisme pour revenir à nous, parce qu’on est dans la merde! Si on continue, on va tous finir comme l’île de Pâques. On ne pourra plus sortir de là puis on sera enfermés dans des conditions de vie pas funs.
Comment vous vous êtes rencontrés?
On s’est rencontré dans le petit village qu’est la scène musicale montréalaise. Je travaillais sur quelques trucs, une musique de film à ce moment-là. J’ai demandé à Betty de venir chanter sur une trame sonore qui est devenue une chanson en l’espace d’une heure. De là, j’avais l’impression d’avoir trouvé où je voulais m’en aller.
Il m’a appelé deux jours plus tard et m’a demandé si je voulais qu’on fasse un album ensemble. J’ai dit oui! C’était trop rapide! En 45 minutes on avait sorti la première chanson de l’album. Évidemment on l’a peaufinée après mais elle était là. On était comme deux gamins ensemble. Après ça, c’était moins facile.
Qu’est-ce que cet album représente pour vous ?
On sortait de périodes où on ne savait pas trop ce qui se passait musicalement dans nos vies. J’avais envie de nouveauté. Ça faisait six ans que j’étais avec DJ Champion. Et Jean-Phi est arrivé pile poil. Ça a pris 2 secondes pour qu’on se dise OK go! Quand on a commencé l’album, je tournais encore avec Champion et lui, il tournait avec son groupe, Plaster. Quand on revenait à Montréal, on travaillait comme des fous. Puis on a été libéré de ces obligations et on a pu terminer l’album et commencer le show.
Vous bossiez comment ?
On passait des journées ensemble sans forcément se parler. Je bossais sur l’ordi, Betty s’inspirait de ça et écrivait des idées de textes ou de mélodies. Et puis on mettait nos idées ensemble. Le fait d’être à la même place et de ne pas ressentir les mêmes choses selon la même musique qu’on entendait, ça nous poussait plus loin.
Vous êtes tous les deux Français, vous avez travaillé longtemps au Canada. Ça fait quoi de revenir en France avec un album qui cartonne?
C’est malade. Je suis super fière. Demain on va faire Taratata, c’est carrément waouh!
Je suis contente parce que j’ai prouvé mon poids. Il a fallu que je parte de France parce qu’on ne me laissait pas faire ce que je voulais ici. Je reviens en ayant fait ce que je voulais faire et ils aiment. Je leur ai prouvé par A+B qu’ils avaient tort.
On entre par la grande porte! Je trouve que c’est la meilleure manière de rendre ma maman fière de moi.
Commentaires
Pas de commentaires