Samedi 5 juin, Paris 19e - Malgré une volonté affichée de vouloir renouer le contact entre le public et les lieux dédiés à l’art contemporain, la manifestation culturelle « La fête de l’art contemporain dans nos quartiers » est boudée par le public. Partout on retrouve vide, attente et résignation.
Le 104 vide de spectateurs, comme d’habitude…
Le 104, l’ancien siège des pompes funèbres municipales transformé en centre de création, reste comme à son habitude très calme avec des projections de Gabriela Golder ou encore d’Emmanuelle Raynaut qui n’attirent, au maximum, qu’une dizaine de personnes.
Mehdi Meddaci est venu parce qu’il tenait à être présent pour ce week end dédié à l’art : « Je comptais beaucoup sur ce parcours pour faire connaître à un plus large public “Tenir les murs”, mon projet vidéo », confie-t-il à StreetPress. « Les gens n’en ont rien à foutre », lâche de son coté Suzanne Tarasieve de la galerie Loft 19. Depuis le début de la matinée, elle n’a accueilli que huit personnes.
A la galerie Balice Hertling, c’est l’étonnement qui prévaut. Daniele Belice, un des responsables de la galerie, ne se souvient pas avoir été contacté par la mairie. Mais avec ou sans ce parcours d’art contemporain, son bilan reste le même : « le mois de mai a été très calme à cause des ponts et en général il y a plus de fréquentation le mercredi ».

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