13 juillet 2010 – 15h à Clamart. Le thermomètre atteint les 35 degrés et la petite résidence du quartier de la Plaine est désertique. Des rangées de bâtiments de briques rouges s’étendent sous nos yeux. Des copies, de copies, de copies … Ça sent l’ennui. Heureusement nous sommes accompagnés: Vincent Gaudin, responsable local de l’association les Petits Frères des Pauvres fait la discussion et nous présente Inès, une jeune bénévole de 23 ans.
Plus facile de postuler que pour un job d’aide ménagère
Inès est grande, svelte et souriante. D’apparence calme et sereine, elle est étudiante en architecture. Tout juste sortie de prépa, elle va bientôt quitter la région parisienne. Mais pour l’heure, elle a décidé de prêter un peu de son temps, de ses vacances, pour rendre visite aux personnes âgées des environs, avant de rejoindre sa mère pour le mois d’Août.
Au départ, elle souhaitait se trouver un petit job d’aide ménagère chez des personnes âgées. « Mais aujourd’hui, il faut beaucoup trop de compétence, regrette t-elle. On ne tient plus compte du facteur humain. » Alors le bénévolat, ça lui est venu naturellement. Elle a repéré les Petits Frères des Pauvres grâce à une annonce dans le quotidien Métro, il y a quelque mois. Après quelques brèves hésitations, elle se lance dans l’aventure, « histoire de boucher les trous de ceux qui partent.»

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