Vendredi 23 juillet s’est achevée la XVIIIème conférence internationale de lutte contre le Sida, qui s’est tenue pendant une semaine à Vienne, avec plus de 20.000 participants (institutionnels, chercheurs, scientifiques, associatifs…) Le bilan est en demi-teinte: le vaccin ne semble toujours pas à portée de main, et de nombreuses inquiétudes se sont faits jour suite aux baisses des financements. Du coté des bonnes nouvelles, le dépistage minute et démédicalisé devrait se démocratiser: C’est un véritable bond en avant pour la lutte anti-VIH
Le dépistage le moyen le plus efficace pour juguler l’épidémie
En France, 6.490 nouvelles contaminations ont eu lieu en 2008 selon l’ANRS (Agence Nationale de Recherche sur le Sida) et on sait que 120.000 personnes étaient séropositives en 2007 (Sida Info Service). Ces chiffres sont à relativiser car il ne s’agit là que des personnes connaissant leur statut sérologique et qui se sont faites dépistées.
Le dépistage voila l’enjeu en France, car connaître son statut permet d’adapter ses pratiques et de se faire traiter si besoin. Et depuis la publication en 2008 du rapport du professeur suisse Bernard Hirschel, on sait qu’une personne séropositive, sous traitement dont la charge virale est indétectable, est nettement moins contaminante voire pas du tout. Le dépistage et l’accès au traitement semblent être les moyens les plus efficaces pour juguler l’épidémie.

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