Des militants antifascistes agressés le 1er mai

Des militants antifascistes agressés le 1er mai

Actu | Reportages | par | 2 Mai 2013

Des militants antifascistes agressés le 1er mai

Cinq blessés, dont un à la tête. Des militants antifascistes rassemblés place Saint-Michel se sont fait agressés par une quarantaine de personnes, membres de groupes d’extrême droite, lors d’un rassemblement le 1er mai.


« Nous étions une trentaine, vers 10h15, quand entre 30 et 40 personnes ont débarqué et nous ont attaqués », raconte Alain Pojolat, membre du NPA joint par StreetPress. « Certains étaient casqués, ils avaient des couteaux, des matraques télescopiques et surtout des bombes d’acides, enveloppées dans du papier journal », explique-t-il.


Une « charge très très violente » qui a duré une dizaine de minutes, pendant lesquelles les militants antifascistes tentent de repousser leurs agresseurs, sous l’œil impassible de trois policiers. Pour Alain Pojolat, la non-intervention des flics est « délibérée ». « Il y avait la manifestation du FN le matin, ils savaient qu’il pouvait y avoir des agressions. », poursuit-il.


Encerclement Les agresseurs se sont enfuis quand les renforts de la police sont arrivés. Mais ils n’ont pas été poursuivis. « Les policiers nous ont encerclés. On a dû négocier longtemps, en expliquant que la manifestation était déposée en préfecture, avant qu’ils nous laissent partir. », détaille Alain Pojolat. Pendant ce temps, les participants à la manifestation antifasciste affluaient.


Hommage Finalement, ce sont 200 personnes qui ont participé au rassemblement, jusqu’au pont du carrousel, en hommage à Brahim Bouarram. Le 1er mai 1995, ce jeune de 28 ans s’était noyé après avoir été poussé dans la Seine par des manifestants en marge d’un rassemblement du Front national. Une commémoration a lieu chaque année, mais, cette année, elle avait une saveur particulière.


« On voulait marquer le coup. Ça fait trois mois que l’extrême droite bat le pavé avec les manifs contre le mariage pour tous. Cette année, le rassemblement était clairement orienté contre le FN. », indique Alain Pojolat. La police a précisé qu’il n’y avait pas eu d’interpellation.


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