D'ailleurs et d'ici | Numéro 2 | En kiosques

Bons plans | jusqu'au 14/11/2015

On vous fait gagner des numéros

Après un premier numéro dédié à la France plurielle, la revue D’ailleurs et d’ici revient avec une édition consacrée à l’énergie musulmane. Ce nouveau volume a été publié le 5 novembre aux éditions Philippe Rey. Parmi les pages de ce bel objet, des témoignages, des reportages, des photos, des nouvelles, tout ce qu’il faut pour cerner les contributions de populations souvent montrées du doigt. Plutôt que de jouer la stigmatisation, les différents auteurs pointent les initiatives positives qui font avancer le débat. Derrière ce projet, Marc Cheb Sun, le fondateur de Respect Mag, qui s’occupe désormais de cette revue. On a voulu lui poser quelques questions pour comprendre l’objectif de ce mook.

Avant de lire l’interview de Marc Cheb Sun, tu peux tenter de gagner un numéro en envoyant un mail sympa à mathieu@streetpress.com.


Pourquoi avoir choisi le thème de l’énergie musulmane ?

Marc Cheb Sun : Après le premier numéro, on a rencontré beaucoup de jeunes, notamment à la suite des attentats de janvier. Ce qui est ressorti, c’est qu’il y a une nécessité de créer, d’inventer, par les arts, par les mots. Contre vents et marrées, cette énergie existe pour ne pas somber dans une société dépressive où le malaise identitaire envahit les ondes et les plateaux télés. Les musulmans sont désignés comme le problème identitaire de l’Europe, de la société française. La présence musulmane est vue comme une sorte d’effraction alors qu’elle est totalement légitime. Elle est inscrite dans l’histoire de France.

Chez les jeunes que vous avez rencontré, la religion est très présente ?

Oui, depuis une dizaine d’années, ça se renforce. A chaque fois qu’il y a un événement très grave, comme les attentats de janvier, il ya une irresponsabilité de beaucoup de médias qui vont mettre en avant le « Je suis Charlie » pour désigner comme coupables ceux qui ont eu plus de mal, pour un tas de raison, à pouvoir s’approprier ce slogan là. Il y a beaucoup de raisons complexes et ça ne veut dire en aucun cas qu’ils cautionnent les attentats. C’est aussi important de ne pas mettre en accusation des gens mais d’essayer de comprendre pourquoi une partie de la population n’y adhère pas. A chaque fois, on montre qu’une majorité se rassemble et qu’une minorité reste en marge.

Qu’est ce qu’on pourra lire dans ce numéro ?

Il y a de la fiction, des news, des photos, des grands reportages. On parle aussi de l’énergie numérique avec les web entrepreneurs, tous ce qui tend à réduire la fracture emblématique. On fait le portrait des figures emblématiques du web : le hater, le stalker. On a un papier sur les mémoires des résistances, une nouvelle qui raconte la présence d’afro descendant pendant la révolution française au cœur de Paris. On a aussi un reportage où on se demande si la mode française assume sa multiculturalité. Ce sont des tas de sujets, du plus grave au plus léger, qui veulent montrer le potentiel des différentes cultures qui composent la France.



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