Et en ce qui concerne l’exploitation des images, ça se passe comment ?
Au niveau des droits d’auteur, ils sont à côté de la plaque. Leur rêve, ce serait qu’on bosse et qu’ils puissent exploiter nos images à l’envie, sans nous rémunérer derrière ou très peu. Ca coûte cher la photo. Et peut-être que 20 minutes n’a pas les moyens de ses ambitions.
Vous êtes rémunérés combien ?
On est payé 100 euros la journée. Et ça n’a pas été réévalué depuis 5 ans. Par rapport à Libération, qui n’est pourtant pas super riche et qui a quelques problèmes, 20 minutes paye vraiment moins bien. A Libération, c’est 200 euros la journée.
Et comment ça se passe quand les photos sont réutilisées sur le web ?
Ca fait partie d’un accord qui devrait être signé entre l’employeur et son salarié. Ca n’a jamais été signé à 20 minutes. On n’a pas signé d’accord pour la ré-exploitation de nos images. Le problème, c’est qu’à 20 minutes, il n’y a pas de syndicat. Ils n’en veulent pas.
Mais, sachant que le journal est disponible sur le net en format PDF, les photos sont forcément sur le site…
Il y a deux choses sur le web. Il y a une version téléchargeable : l’intégralité du PDF, c’est une chose. Mais, il y a aussi le site internet de 20 minutes. Et ça c’est différent. Alors, la mode sur internet, c’est que tout soit gratuit, sauf que théoriquement, ça se fait dans le cadre d’accord. A chaque fois qu’il y a eu un diaporama, il a été facturé 150 euros. Et les reprises systématiques qui ont eu lieu à partir de l’automne n’ont pas été facturées.
Est-ce que vous allez rencontrer la direction ?
Oui, j’ai appelé le DRH pendant plus d’une heure. On s’est mis d’accord, oralement, sur une réunion le 1er mars à 15 heures. Sauf que derrière, on n’a eu aucune convocation officielle. La seule chose que j’ai reçue, c’est une convocation devant le tribunal pour remettre en cause ma désignation en tant que délégué syndical.
Mais vous êtes d’accord pour dire qu’ « avant c’était un peu n’importe quoi » ?
Ca n’était pas « n’importe quoi ». C’était libre. Tout se passait dans la confiance entre la rédaction et nous. Après, on ne remet pas en cause le fait qu’ils restructurent et qu’ils repensent la façon de travailler. C’est la façon dont ils procèdent pour faire ça qui est n’importe quoi.
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