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    16 / 09 / 2015

    Le projet crowdfunding à faire tourner

    Des supporters interdits de stade lèvent des fonds pour attaquer le PSG

    Par Alban Elkaïm

    Le PSG des Qataris n’aime pas vraiment les ultras. Interdiction de stade, annulation de billets, fichage illégal… Le club multiplie les mesures, plutôt radicales. Un collectif de supporter s’organise pour mener des actions en justice. Mais ça coûte cher !

    1Que veulent-ils financer ?

    Le PSG interdit l’accès au Parc à certains supporters, en usant de moyens que l’association juge illégaux. L’Association de défense et d’assistance juridique des interdits du stade (Adajis) veut financer plusieurs actions en justice pour les défendre.

    2Combien ça coûte ?

    Ils demandent 15.000 euros, et ça ne recouvre qu’une partie des frais. La justice, ça coûte cher !

    3A quoi ça sert ?

    A couvrir une partie des frais de justice engagés par les supporters qui attaquent le PSG (frais d’avocats, constat d’huissiers…).

    4Notre contrepartie préférée ?

    Pour 80 euros, une écharpe « vous réprimez, nous résistons », à porter au Parc, si toi t’as encore le droit d’y aller.

    5Le papa du projet :

    James est porte-parole de l’Association de défense et d’assistance juridique des interdits du stade (Adajis). Depuis son plus jeune âge, sa famille l’emmène voir des matches dans les stades. Il a 40 ans aujourd’hui, et sa passion est restée intacte. Alors quand il s’agit de défendre les droits des supporters, il en est.


    Quel est le but de l’Adajis ?

    Nous souhaitons aller en justice pour faire respecter les droits des supporters contre des abus du PSG, que nous considérons comme illégaux : refus de vente, annulation de billets, fichage illégal. Le club a déjà été condamné, en 2014, pour une annulation de place. Nous souhaiterions aussi instaurer un dialogue entre les différents acteurs. Une loi européenne exige la mise en place d’un cadre pour ces échanges. Elle n’est pas appliquée en France.

    Qui est touché par cette politique discriminatoire ?

    C’est bien plus large que les ultras. Actuellement, nous sommes engagés dans plus de 150 dossiers. La majorité des personnes concernées n’ont jamais été des ultras.

    Pourquoi le club agit-il ainsi ?

    Dans les médias, le club invoque des raisons de sécurité pour justifier tout ça. Mais ce n’est pas vrai. En réalité il n’y a que peu d’incidents par rapport au nombre de matches. C’est beaucoup de contraintes pour peu de choses. C’est peut-être aussi pour annihiler toute volonté de critique.
    Quand on parle d’ultras, on parle souvent de violence, c’est regrettable. J’ai assez de vécu dans les tribunes pour savoir que c’est un amalgame. Les ultras sont simplement des gens qui s’organisent pour vivre leur passion et faire vivre les stades.

    Que perdent les stades ?

    L’ambiance. Elle vient surtout des tribunes populaires. En France, on se bat contre les tribunes debout (et pas chères, Ndlr). En Angleterre, ils réfléchissent à les remettre, car il n’y a plus d’ambiance dans les stades.


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