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    23/06/2016

    Repas, wifi, douches, assos…

    Welcome Map, une carte pour aider les réfugiés de Paris

    Par Tomas Statius

    Welcome Map recense plusieurs centaines de spots parisiens utiles au quotidien des réfugiés : distributions de nourriture, cours de français, hotspots wifi… Une carte interactive en 5 langues crée par Blandine, étudiante à la Sorbonne.

    “Welcome Map”:http://welcomemap.fr/ c’est la première carte au service des réfugiés de Paris. Dessus on retrouve tout ce qui peut servir au migrant en galère : distributions de nourriture, cours de français, assos de soutiens aux sans-papiers, bibliothèques municipales, hopitaux et même les hotspots Wifi. Le tout en 5 langues : farsi, turc, français, anglais, arabe.

    A l’origine du projet, Blandine Richard, 22 ans et étudiante à la Sorbonne :

    « Je travaille dessus depuis janvier avec mon copain et deux amis. La fac me laissait pas mal de temps. »

    En quelques mois, la petite troupe a abattu un travail titanesque : plusieurs centaines de spot sont déjà listées. Son site est en ligne depuis dimanche 19 juin et tourne déjà pas mal parmi les milieux militants ainsi que sur les camps de réfugiés.

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    Comment as-tu eu l’idée de créer Welcome Map ?

    A partir de janvier, je me suis rendu plusieurs fois sur le camp de Stalingrad. C’était juste à côté de chez moi. Au début je suis venu apporter du thé avec mon copain. On s’est ensuite rapproché du CPSE et d’autres collectifs qui interviennent auprès des réfugiés. A chaque fois, ce qui m’a frappé c’est le nombre de personnes qui viennent te poser des questions : où se rendre pour faire une demande de droit d’asile ou prendre des cours de français ? Où y a-t-il des douches publiques ?

    Un soir en rentrant de Stalingrad, je me suis dit qu’il fallait rassembler toutes ces informations dans une même base de données. C’est comme ça que le projet est né.

    La carte est traduit en 5 langues. Comment t’es-tu organisée ?

    Ouais on a fait passer un Google doc sur les réseaux militants. Et les gens se proposaient de traduire. On a aussi fait un atelier de traduction dans un centre d’hébergement d’urgence avec un réfugié. C’est lui qui a tout traduit en arabe. On aimerait bien réitérer l’expérience.

    Comment as-tu récolté les infos ?

    J’ai commencé par intégrer les données compilées par différentes associations. Puis je me suis attaqué aux infos publiques : par exemple la liste des distributions de nourritures est sur le site de la mairie de Paris. Même chose pour les douches publiques. Enfin, pas mal de soutiens m’ont fait parvenir des informations et ils continuent à le faire. On essaie de mettre à jour la carte assez fréquemment.

    Est-ce que tu comptes faire des cartes pour d’autres villes ?

    Ce serait vraiment une bonne idée. Il y a beaucoup de choses à faire : se mettre en réseau, partager les informations. Pour l’heure on bosse l’ergonomie du site pour le rendre le plus accessible sur Smartphone, pour que les réfugiés puissent se le montrer entre eux. Ce qui est génial, c’est que notre carte est très complète alors que sur du papier, on est obligé de choisir certaines initiatives pour être lisible.

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