Un fonds de dotation pour les causes lesbiennes

Brèves

La LIG vient de lancer le premier dispositif de soutien financier dédié aux projets lesbiens. Elles financent déjà plusieurs actions.

Elles se sont baptisées LIG, pour Lesbiennes d’Intérêt Général. Huit femmes, issues de divers corps de métiers – associatif, média, culture, sciences, (…) -, toutes militantes de longue date, viennent de lancer ce Fonds de dotation féministe et lesbien. « C’est la première fois qu’une organisation s’emploit à financer des projets lesbiens », assure Alix Béranger, présidente de la LIG, à la fois fière et songeuse :

« C’est quelque chose qui manquait et qui arrive bien tard finalement. On a d’ailleurs eu de supers retours. Les militantes les plus âgées nous ont dit “ça fait longtemps qu’on attendait ça”. »

Projets culturels ou sportifs, événements liés à la communauté, recherches sur les questions féministes et lesbiennes, ce fond a pour ambition d’aider à structurer les luttes :

« Pour militer depuis plusieurs années, nous savons que les actions sont souvent montées avec deux bouts de ficelles… »

Comment ça marche ? Le fond accepte tous les dons, les plus généreux comme les plus modestes. Chacun peut participer à hauteur de ses moyens. « Et ces dons sont défiscalisés ! », rappelle la directrice. Ce sont ensuite les 8 fondatrices et bénévoles de la LIG, qui choississent les projets à soutenir (sauf demande explicite des donateurs). « Dans le futur nos voudrions mettre en place un comité de professionnels pour sélectionner les projets. »

Quels projets ?

Le fonds soutient déjà 4 projets : « Les lesbiennes dépassent les frontières  »,, une association venant en aides aux réfugiées lesbiennes, « Gouinement lundi », une émission de radio « 100% lesbienne et bi », Avaf, asso militant pour la valorisation des femmes lesbiennes au Cameroun et les travaux de la photographe Laurence Prat.

« Dans le futur, je rêve que l’on puisse remettre des prix aux personnalités qui promeuvent les questions liées aux lesbiennes et au féminisme, comme les Out d’or par exemple. Des prix culturels, journalistiques, pourquoi pas ? »

Ajoutant :

« C’est un outil qui peut durer 10 ans, 30 ans ou 50 ans. C’est une pierre pour l’avenir. »


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