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    17 / 01 / 2012

    « The Independent » et les 101 innovations Made in Scotland

    L'Ecosse, indépendante en 2014 ?

    Par Morgane Giuliani

    Du micro-ondes à la chasse d'eau en passant par le Gin Tonic, l'Ecosse est un territoire d'innovations. Assez pour que les indépendantistes écossais réclament un référendum sur leur indépendance. « Accordé ! », a répondu David Cameron.

    Bienvenue en Ecosse. Depuis 1999, la nation écossaise dispose à nouveau d’un parlement, abandonné depuis 1707. Mais voilà qu’en mai 2011 le Scottish National Party (SNP), un mouvement social-démocrate indépendantiste, remporte une victoire écrasante aux législatives écossaises.

    Un référendum D’emblée, Alex Salmond, le leader du SNP, défend un projet de référendum sur la pleine indépendance de l’Ecosse vis-à-vis de la Grande-Bretagne. Economiste de formation, Salmond soutient notamment que les petits pays sont plus aptes à faire face aux enjeux de la crise économique actuelle, car pouvant s’adapter plus facilement aux conjonctures.

    Le Go de Cameron Depuis Londres, le premier ministre David Cameron a entendu Salmond et demandé un référendum sous 18 mois, avec 2 seules réponses possibles « oui » ou « non » à l’indépendance de l’Ecosse, soutenant qu’un referendum rapide vaut mieux qu’une « perpétuelle incertitude ». Almond a rapidement confirmé qu’il tiendrait le délai, mais ne s’est pas encore prononcé sur la forme qui serait adoptée.

    Or, la forme du référendum pourrait s’avérer déterminante. En effet, alors que moins de 40% de la population écossaise se dit en faveur de l’indépendance, il paraît peu probable que le SNP dispose du temps nécessaire pour convaincre les 60% restants d’ici là. Si le « non » l’emporte, il signera la défaite du projet d’indépendance pour – au moins – une génération et il est probable que Salmond quitte son poste… ou le SNP pourrait crier à l’invalidité d’un référendum imposé par Westminster. Ce qu’il fait d’ores et déjà en déplorant que Salmond « ne tient plus les cartes du jeu en main ».

    Des sources au sein du SNP affirment ainsi que le parti se battra pour obtenir un référendum à plusieurs options, dont celle dit du « devo max » (« devolution maximum »), expression désignant la pleine autonomie fiscale de l’Ecosse. Elles rappellent : « Ils [Westminster] ont le pouvoir légal global, mais nous avons l’autorité. »

    Alex Salmond, du SNP a confirmé qu’il organiserait un référendum d’ici 18 mois

    Les 101 innovations Made in Scotland Alors que de Glasgow à Londres, les débats sur les conséquences d’une possible indépendance de l’Ecosse envahissent la sphère médiatique, The Independent, jeune quotidien britannique plutôt à gauche, a établit une liste de 101 innovations écossaises incontournables.

    L’Ecosse peut se targuer d’avoir enfanté d’illustres hommes comme Adam Smith (l’économiste de la main invisible), William Wallace (aussi nommé Braveheart , seigneur d’Ecosse qui a combattu l’envahisseur anglais), David Murray (meilleur joueur de tennis britannique) ou encore J.M. Barrie (l’auteur de Peter Pan ) et surtout, David Tennant (l’acteur culte écossais qui a incarné le 10e Doctor Who).

    Même David Cameron a des origines écossaises par son arrière-arrière grand-père mais selon The Independent: « Il le cache bien ». Elvis Presley aurait aussi des ancêtres écossais remontant au 18e siècle, tandis que 23 anciens présidents américains ont des origines écossaises. Des phénomènes pensés britanniques comme la conduite à gauche et Halloween viennent en fait d’Ecosse.

    Côté scientifique, on doit à l’Ecosse le chloroforme , la pénicilline , la chasse d’eau , la reconnaissance par empreintes digitales , le radar , l’hélice , les kaléidoscopes (youpi !) et la photographie couleur .

    Le sport ne fut pas en reste avec l’invention du vélo et du golf . Les Ecossais eurent également l’esprit assez pratique pour inventer l’imperméable , la réfrigération , la chasse d’eau , le micro-ondes , le téléphone , le fax , la télévision et le timbre adhésif .

    Niveau gastronomique, nous leur sommes redevables du gin & tonic et du whisky, mais on aurait préféré se passer du porridge , du MacDonald (le créateur était d’origine écossaise) et du Mars frit (vous avez bien compris, une barre chocolatée Mars frite dans de l’huile). Autant de « preuves » rappelant que l’Ecosse a une histoire propre très riche, n’ayant rien à envier à la « perfide Albion » qui a doté le monde d’objets inutiles comme les bottes pour chiens, crayons, cartes de Noël et la fâcheuse manie d’être un mauvais perdant.

    God save the Kilt.

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