En ce moment

    25/02/2011

    « Laurianne Deniaud est incapable » pour Lancar, « l'UMP un parti stalinien » pour le MJS

    Twitt-fight entre les Jeunes Pop et le MJS après l'affiche de Sarkozy en Nazi

    Par Maud de Bourqueney

    «Honte au mouvement des jeunes socialistes»: Benjamin Lancar en a gros sur la patate après avoir découvert l'affiche qui compare Sarkozy à Hitler. Son alter-égo socialiste dédramatise sur Twitter: «Elle a été collée que sur quelques panneaux.»

    Le bras tendu, le regard droit: Nicolas Sarkozy fait un salut nazi en plein discours, avec en légende : « Jusqu’où le laisserez-vous aller ? ». L’affiche a énervé Jean-François Copé, bientôt suivi par les Jeunes Pop .

    Hier, le secrétaire général de l’UMP a dénoncé dans un communiqué de presse : « la dérive malsaine et dangereuse qui consiste à constamment faire l’amalgame entre (…) le Président de la République et le pétainisme ou le nazisme ».Un argumentaire repris par le mouvement jeune de l’UMP : Dans un communiqué, la section de l’Essone réclame la fin de « cette campagne de caniveau » qualifiée « dangereuse pour le débat démocratique ».

    Twitt-fight Sur Twitter, c’est la guerre entre Benjamin Lancar et Laurianne Deniaud, respectivement président des Jeunes populaires et présidente des Jeunes socialistes.  « Honte au mouvement des jeunes socialistes qui perd toute crédibilité !» commence le chef des Jeunes Pop qui réclame les excuses de son alter-égo pour « la photo de la honte ».

    « Sarkozy n’est pas un Nazi » répond Laurianne Deniaud qui assure que le bureau national du MSJ n’était pas au courant de la campagne de la fédération de la Vienne avant le communiqué de Jean-François Copé: « Cette campagne – qui n’est pas de bon goût et qui n’a été collée que sur quelques panneaux localement – est retirée », clame la présidente.
    Lancar n’en démords pas et monte d’un ton: « Laurianne Deniaud est donc irresponsable et incapable de tenir ses sections ».« On n’est pas un parti stalinien comme l’UMP ! », répond le MJS.

    « Honte au mouvement des jeunes socialistes qui perd toute crédibilité !»

    Balayer devant sa porte Les Jeunes UMP réclament des sanctions. « Sanctionner ? » s’étonne joint par StreetPress Jonathan Debauve, le secrétaire national du MJS. « Est-ce qu’il y a eu des sanctions contre Christian Jacob pour ses propos proches de l’antisémitisme ou contre Benjamin Lancar  pour sa défense de Laval ?  Je pense qu’il faudrait qu’il balaient devant leur propre porte avant de nous donner des leçons ».

    D’après lui, le dérapage des militants du MJS est révélateur du malaise de jeunes socialistes inexpérimentés face à la politique de Nicolas Sarkozy, depuis « le discours de Grenoble » et dans « le contexte des expulsions de Roms ». Selon le MJS, il ne restait que quelques affiches que les militants avaient collées avant-hier. « Ils ne penseraient pas que cela ferait un tel buzz », justifie Debauve.

    DSK en Mao Dans un communiqué, la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA) met toutefois en garde contre le risque de « contrevenir au travail des associations contre le racisme et l’antisémitisme » par un «  honteux mélange des genres » et « une inquiétante mécompréhension de l’Histoire ». Elle appelle notamment « les responsables de parti à jouer avec le plus grand des sérieux leur rôle d’encadrement de leurs jeunes militants ». Tout en ne précisant évidemment pas de quel pari il s’agit …

    Au milieu des affrontements twitteriens, un internaute a publié une affiche du site: Observatoire des mensonges de la gauche : DSK y est réprésenté avec les traits de Mao. En bas à droite apparaît le sigle des Jeunes populaires. LOL.

    Soutenez StreetPress, tant qu’il est encore temps.

    La bataille contre l’extrême droite est rude. Nous la menons de tout notre coeur, de toute notre âme, avec toute notre énergie. Rien ne nous fera reculer, ni l’adversité, ni les menaces. Car nous ne savons que trop bien ce qu’il peut arriver si Jordan Bardella prend la tête d’un gouvernement.

    Nous faisons tout notre possible pour empêcher cette bascule. Nous devons aussi anticiper le pire. Si l’extrême droite arrive au pouvoir, le travail sera encore plus important et les obstacles plus nombreux. Financiers, notamment.

    👉 Demain nous ne pourrons compter que sur votre soutien pour financer notre rédaction de 16 journalistes et vidéastes. Il nous faut convaincre dès à présent 7700 donateurs mensuels. Vous êtes à ce jour déjà 954 donateurs à nous soutenir chaque mois.

    Je fais un don mensuel à StreetPress   
    mode payements

    NE MANQUEZ RIEN DE STREETPRESS,
    ABONNEZ-VOUS À NOTRE NEWSLETTER