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    29/02/2012

    5 questions à Blind Digital Citizens

    Par Antoine Deprez-Ségobia

    Sur StreetPress les jeunots de Blind Digital Citizens expliquent composer en dessinant « sur leur cahiers des images plus que des notes ». Après « Kings », ils viennent de sortir un EP sur le label Third Side Records.

    Nous sommes en studio pendant l’enregistrement de votre EP. Comment ça se passe par rapport à vos sorties précédentes ?

    Florent: Ici on a beaucoup plus de matériel alors qu’avant c’était plutôt du bricolage.
    Charles: Pour « Kings » (le précédent EP, ndlr) c’était différent, on enregistrait tout en direct sur un 2 pistes et on découpait sur ça. On compose en répétition et en improvisant, on reprend ce qui est bien chez l’un ou chez l’autre pour préparer des prises témoins et enregistrer en studio.

    Et sur scène, toujours la même recette ?

    Jean: A terme ça se dirigera plus vers des choses mêlant l’image, la vidéo, le son et la lumière.
    François: Jouer avec la lumière et l’espace. Le but c’est de créer un espace-temps sur scène.

    La musique et l’image, l’un ne va pas sans l’autre chez vous

    Florent: C’est toujours ultra-enrichissant de pouvoir mélanger les deux.
    François: C’est assez rare pour l’instant que ce soit l’image qui soit à l’origine de la musique. Un truc qui serait intéressant de faire c’est des illustrations sonores comme une bande originale…
    Louis: En parlant en terme concret, le son arrive avant l’image car on a la possibilité de faire du son en instantané. Mais quand on joue ensemble, il y a une imagerie mentale qui donne du son et qui après se retranscrit en imagerie visuelle. C’est pas genre « tiens on va faire de la musique et après on va mettre des images dessus ».
    Jean: Par exemple pour War (titre de l’ep à venir, ndlr), sur le cahier c’était plus des images que des notes écrites. Dans Blind ça arrive relativement souvent qu’on se fasse une intro « levé de soleil » ou « plaine »… Tu vois des termes autres que « synthé », « lead ». C’est un peu comme une histoire, une sorte de scénario.
    Louis: On n’utilise pas un vocabulaire de musiciens. Genre « ressors moi le riff médiéval ».

    Shida

    En écoutant vos titres en studio et en concert, on a l’impression d’un mélange entre le festif et le flippant

    Louis: On fait pas du rock festif dans le sens du genre musical, genre Matmatah. Mais c’est vrai qu’il y a ce mélange entre le festif et le côté flippant.
    Charles: Le côté festif vient du fait qu’à chaque fois qu’on se branche c’est pour improviser, délirer et rigoler ensemble.
    Jean: Dans les impros y’a 10% de boulot et 80% de trucs à la con.
    Charles: C’est aussi faire des ambiances ensemble et comprendre où les autres veulent aller.

    Et vos projets futurs ?

    Louis: Il y a Récréation, un projet dont la base se situe dans une maison de vacances au mois de juillet. On a fait des heures et des heures de débilités, de trucs géniaux, de trucs pourris… On s’est rendu compte qu’on pouvait en faire plus en scénarisant toutes ces improvisations, faire un truc cohérent pour trouver une trame et sortir une sorte de mini-série d’une heure environ. Ce sera assez hybride.
    François: Il y a quelque chose d’assez cohérent qui est sorti de toute cette masse. Ce qui est marrant c’est qu’à travers le prisme de l’improvisation, on retrouve des choses qui sont arrivés dans le groupe : c’était un endroit assez isolé, il y a une femme qui s’est présentée, elle s’est retrouvée dans des morceaux en devenant un personnage. Avant ça on avait fait un concert où on a croisé un mec qui ressemblait à un inspecteur et qui faisait des merguez ; on l’a appelé « inspecteur merguez » et il s’est retrouvé sur des pistes comme un vrai inspecteur. Ça donne une fiction qui mélange une enquête avec tout un univers. Ça sortira sur le web mais c’est encore en cours de construction.
    Louis: Mais on aimerait aussi arriver à le jouer en live, ça va nous demander encore pas mal de temps.


    En répet’

    bqhidden. On n’utilise pas un vocabulaire de musiciens. Genre « ressors moi le riff médiéval »

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