En ce moment

    08/04/2011

    Des filles en débardeur nous répondent pendant leur bain de soleil

    Tu préfères passer une soirée avec Berlusconi ou avoir cours particulier avec DSK ?

    Par Eléonore Friess

    Il Cavaliere l'a échappé belle: son procès du Rubygate est reporté au 31 mai. A entendre certaines filles en plein bain de soleil ce n'est que justice. Avec Berlusconi « au moins le champagne coule à flot ». DSK va être jaloux.

    Nos 5 bonnes raisons de passer la soirée avec Berlusconi

    1 Il ne m’endormira pas avec ses analyses politiques ou des blagues en latin

    Passer la soirée avec Berlusconi, c’est se prémunir contre l’ennui qui hante les réceptions entre Enarque, de l’autre côté des Alpes. Lui au moins, il ne plombera pas la soirée avec ses poèmes, ses tirades de Proudhon ou une dissert sur les Phalenstères. Il préfèrera nous bercer avec des histoires simples, de couteaux, de drogue et de sacs poubelles. (et de turluttes aussi ?)

    2 Je pourrais me faire pleins de nouvelles copines

    Sortir avec Il Cavaliere, c’est savoir qu’on sera entouré à 90 pour cent de gens de son âge. Et tous de sexe féminin. C’est comme une grande soirée pijama pleine de nouvelles copines, où l’on pourra échanger vernis et techniques d’épilation définitive. Et son Eminence d’acquiescer benoitement, la sauce bolognaise en guise de rouge à lèvres.

    3 Je pourrais tripler mon salaire en une nuit

    Un minimum d’effort, et c’est la Baraka. Pour prendre l’ascenseur social, il suffit d’une fotocop de sa feuille d’inscription au 1er semestre de 1ere année de DEUG de Socio plus quelques dizaines de chaussettes enroulées dans son soutif. Un poste de secrétaire d’État aux finances à la clef. Ça vaut vraiment le coup. Seule difficulté: ne pas se retrouver toute seule avec lui pendant l’entretien.

    4 Il ne rechignera pas à faire la fête avec mes potes et à payer l’addition

    Champagne, vodka, whiskey avec Béber: c’est open-bar et open-bouffe toute la nuit tant que le quota féminin reste majoritaire. Il Cavaliere est prêt à tout pour retarder son entrée en maison de retraite, comme débarquer à ton anniversaire surprise avec pleins de caisses de champ ou t’inviter dans sa villa juste parce qu’il t’as croisée la veille au carré VIP de la discothèque le Lotus. Des soirées de bonne chaire, de rires et de bons mots, où l’on danse le « bunga bunga » mais où, comme Cendrillon, il vaut mieux partir à minuit, pour que la villa d’Arcore ne se transforme pas en villa Hardcore.

    5 Il ressemble à mon père

    Finalement, c’est un gros Papou ce Berlusconi. Dès les premiers instants, il nous couvre de cadeaux, nous émerveille, sans « exiger de contrepartie » (dit-il). Un peu comme quand ton papa t’as fait la suprise de ta première voiture pour tes dix huit ans. Sauf qu’avec lui, on peut se brosser pour avoir la 205 Roland Garros Turbo décapotable. Bijoux, colliers, que des cadeaux chers mais chiants. Pour compenser, avec Berlusconi, comme avec papa, on peut faire à dada sur mon bide dès qu’on a envie. Et être nous aussi la Cavalière d’un soir.

    Pour continuer le combat contre l’extrême droite, on a besoin de vous

    Face au péril, nous nous sommes levés. Entre le soir de la dissolution et le second tour des législatives, StreetPress a publié plus de 60 enquêtes. Nos révélations ont été reprises par la quasi-totalité des médias français et notre travail cité dans plusieurs grands journaux étrangers. Nous avons aussi été à l’initiative des deux grands rassemblements contre l’extrême droite, réunissant plus de 90.000 personnes sur la place de la République.

    StreetPress, parce qu'il est rigoureux dans son travail et sur de ses valeurs, est un média utile. D’autres batailles nous attendent. Car le 7 juillet n’a pas été une victoire, simplement un sursis. Marine Le Pen et ses 142 députés préparent déjà le coup d’après. Nous aussi nous devons construire l’avenir.

    Nous avons besoin de renforcer StreetPress et garantir son indépendance. Faites aujourd’hui un don mensuel, même modeste. Grâce à ces dons récurrents, nous pouvons nous projeter. C’est la condition pour avoir un impact démultiplié dans les mois à venir.

    Ni l’adversité, ni les menaces ne nous feront reculer. Nous avons besoin de votre soutien pour avancer, anticiper, et nous préparer aux batailles à venir.

    Je fais un don mensuel à StreetPress  
    mode payements

    NE MANQUEZ RIEN DE STREETPRESS,
    ABONNEZ-VOUS À NOTRE NEWSLETTER