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    04 / 12 / 2012

    Réélue ce week-end, la présidente du Parti Chrétien-Démocrate était l'invitée de notre matinale politique

    Christine Boutin : « Je suis féminine et je n'ai pas peur des hommes »

    Par Elodie Font

    Sur StreetPress, Christine Boutin fait le lien entre mariage homo et polygamie, vante les mérites du « guerrier » Copé et évoque son mariage avec son cousin. « Être mariée avec un cousin, c'est quelque chose qui est accepté depuis toujours. »

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    1Sur l’UMP

    Que vous inspire le capharnaüm géant à l’UMP ?

    Je suis une femme politique et j’aime la politique, parce que la politique c’est un lieu d’observation unique et grossissant de la réalité humaine, dans sa beauté et sa laideur. […] Là évidemment, c’est insupportable, mais cette image qui nous est renvoyée, c’est notre image. Personnellement, j’aurais préféré que ça se fasse dans les bureaux mais d’autres pourraient dire, est-ce qu’après tout il ne faut pas voir la vérité des choses ?

    Vous twittez beaucoup, et vous avez eu plusieurs tweets très anti-Fillon, comment « Fillon fanfan la menace », ou « Fillon sors de ton bocal. » Pourquoi relayer ça sur Twitter ?

    Parce que moi-aussi, ras-le-bol, moi-aussi, j’ai le droit d’en avoir assez, ces 2 tweets sont des tweets de ras-le-bol. Je pense sincèrement qu’à un moment, il faut s’arrêter et à la limite, celui qui est le plus haut gradé, l’ancien Premier ministre, devrait avoir la sagesse de calmer le jeu.

    C’est surprenant que vous soyez pro-Copé, non ? Vous défendez une droite humaniste et sociale, et lui une droite plus dure…

    [Je le défends] pour plusieurs raisons : [des raisons] qui dépendent du raisonnement, du pragmatisme et aussi de la réalité des hommes au niveau psychologique. Moi, je suis une femme de la droite classique, nous sommes dans l’opposition et j’ai l’impression que la droite n’a pas encore compris qu’elle était dans l’opposition. L’objectif, quand on est un parti de gouvernement, c’est de reprendre le pouvoir et je pense qu’il nous faut un guerrier. Et entre le tempérament de Jean-François Copé et celui de François Fillon, y’a pas photo en ce qui concerne le guerrier. Il ne s’agissait pas d’élire notre candidat à l’élection présidentielle, mais le chef du parti le plus important de la droite.

    Votre choix aurait sinon été différent ?

    Ah c’est possible oui, mais c’était pas le temps ! Faut pas se tromper d’élection !

    […] Après, qu’il y ait eu des bourrages d’urnes, y’en a partout, y’en a toujours… regardez dans les pays qui accèdent à la démocratie, les pays arabes etc…, on voit très bien que c’est un apprentissage la démocratie. C’est pour ça que je pense que l’idée de revoter est une idée folle : on est dans l’opposition et, depuis qu’on est en campagne sur cette affaire, y’a plus d’opposition. Comme la droite est inexistante dans sa responsabilité d’opposition, je dis même que la démocratie est fragilisée. Donc on va pas recommencer à y passer 3 mois, c’est de la folie, à nous occuper de nos petits nombrils, nos histoires internes, sans être dans l’opposition. Y’a eu une élection, les statuts ont été respectés, faut peut-être les changer mais dans la forme actuelle, ils ont été respectés, bon bah voilà.