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    03 / 09 / 2010

    Speed Delanoë, homme pressé, fête Rosh Hashana et l'Iftar

    Par léo Philippe

    Bertrand Delanoë était hier à 19h40 au centre communautaire juif de Paris pour ses vœux de Rosh hashana (nouvel an) aux juifs parisiens… et dès 20h10 pour souhaiter un bon Ramadan aux musulmans de Paris.

    18H45 On arrive au Centre communautaire juif de Paris, rue La Fayette (Paris 10e). Une salle aux murs jaunâtres, avec des chaises disposées en lignes nous attendent, devant une estrade et un panneau du centre communautaire.

    18H47 Le public est déjà nombreux : Essentiellement des personnes du troisième âge, qui discutent et rigolent.

    19H10 Bertrand Delanoë n’est toujours pas arrivé.

    19H15 Gilles Bernheim, le Grand rabbin de France, Richard Prasquier, président du Crif, Jean-Paul Huchon discutent en aparté devant l’estrade. Il faut bien passer le temps : On attend Bertrand pour les vœux du maire « à la communauté juive de Paris », prévus pour 18h45…

    19H40 « Pardon du retard… Oui, bonjour, tu vas bien? » Voici les premiers mots du maire de Paris qui s’excuse de ne pas être arrivé plus tôt. Il va vite rejoindre ses autres camarades sur l’estrade.

    19H58 Bertrand prend la parole. Pour lui, c’est la crise sociale qui engendre racisme et antisémitisme : « Parce que c’est quand ça va mal socialement que le danger existe. Le rejet de l’autre pour ce qu’il est, son identité, sa couleur. Il faut combattre ce danger avec une détermination farouche. »

    20H00 Vient le passage obligé des vœux « Cher amis, un moment de joie, un peu de gravité quand même…Nous voulons que nos voeux se réalisent. Des voeux de paix et de respect. Que jamais l’espérance ne déserte le coeur des hommes.»

    20H03 Speed Bertrand s’éclipse. Direction les veillées du Ramadan après quelques poignées de mains et des excuses de circonstance. Il ne touchera même pas au buffet organisé pour l’occasion.

    20H10 Pour passer inaperçu, Bertrand Delanoë est venu en Ford Fiesta, accompagné de deux gardes du corps. Lorsqu’il arrive rue Léon, dans le quartier de la Goutte d’or (Paris 18e), à l’entrée de l’Institut des cultures d’Islam, une foule de curieux et de gens venus faire la fête attendent de pouvoir entrer.

    20H14 Le temps pour nous de passer la cour intérieure, ses mosaïques et ses tables basses, le maire de Paris a déjà commencé son discours sur la scène. Face à une centaine d’invités triés sur le volet et dans une ambiance chaude et décontractée, Speed Bertrand se sent plus à l’aise : «Même nos différences doivent nous faire vivre. Que la culture, que la beauté l’emporte! Je suis heureux de le vivre avec vous.»

    20H18 Avec l’organisatrice de l’Institut, Véronique Rieffel, Bertrand fait le tour du propriétaire, avec un large sourire comme un gosse dans une confiserie : «  C’est bien!, Oh, oui c’est bien! » Des salles parsemées de tableaux qui reflètent une vision contemporaine de l’Islam, mélangées à des objets designs, comme des sièges roses en forme de cube.

    20H28 Speed Bertrand, certes amateur d’art, commence déjà à s’ennuyer : «Bon qu’est ce que je peux faire ? ». Il commence à regarder l’heure avec insistance « le problème c’est que j’ai plus beaucoup de temps.»

    20H30 Mais Speed Bertrand essaye toujours d’être sympa ; il accepte de prolonger sa visite « Je mange très rapidement, allez c’est par où les dattes et les falafels?»

    20H36 Bertrand Delanoë se glisse entre les méandres de la foule, et file en toute discrétion. Mais juste avant de dire au revoir, il lance « C’est l’heure de l’Iftar ». Histoire de donner le coup d’envoi à ces 5e veillées du Ramadan.


    « Je mange très rapidement, allez c’est par où les dattes et les falafels?»
    Speed Bertrand

    Source: Léo Philippe | StreetPress

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