En ce moment

    04 / 01 / 2018

    Le ministère de la santé a tranché

    Les hôpitaux psychiatriques ne participeront finalement pas à l'expulsion des sans-papiers

    Par Tomas Statius

    Face à la grogne, le ministère de la Santé a décidé d'annuler une circulaire polémique envoyée à plusieurs hôpitaux psychiatriques de la région PACA. Elle prévoyait que les médecins participent à l'expulsion des sans-papiers en leur délivrant des OQTF.

    Face à la grogne des psychiatres, le ministère de la Santé a tranché. Selon des informations de LCI, confirmées à StreetPress par le syndicat des psychiatres hospitaliers (SPH), la circulaire qui prévoyait que les personnels de santé délivrent des obligations de quitter le territoire français (OQTF) aux patients sans-papiers a été annulé ce matin par Agnès Buzyn, la Ministre. Ce document, publié depuis sur Twitter, dont StreetPress vous parlait, avait été envoyée aux directeurs d’établissements psychiatriques et de santé mentale de la région PACA par l’agence régionale de santé (ARS). Difficile de savoir qui se cache derrière cette mesure polémique. « L’ARS avait-elle reçu des pressions de la part de la préfecture ? On n’en sait rien », note Libération dans un article publiée dans la matinée.

    La nouvelle avait provoqué un lever de bouclier général des personnels hospitaliers et de plusieurs responsables politiques. « Où-va-t-on ? L’ARS-PACA demande aux hôpitaux psy de remettre des OQTF aux patients sortants ! », s’est par exemple indigné Dominique Versini, adjointe à la Mairie de Paris en charge de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion. « C’était une réglementation qui existait déjà, on n’a fait que la rappeler », oppose de son côté l’ARS PACA.

    On a choisi de faire différemment. Vous validez ?

    Contrairement à la plupart des médias, StreetPress a choisi d’ouvrir l’intégralité de ses enquêtes, reportages et vidéos en accès libre et gratuit.

    Pour sortir des flux d’infos en continu et de la caricature de nos vies, on pense qu’il est urgent de revenir au niveau du sol, du terrain, de la rue. Faire entendre les voix des oubliés.es du débat public, c’est prendre un engagement fort dans la bataille contre les préjugés qui fracturent la société.

    Nous avons choisi de remettre notre indépendance entre vos mains. Pour que cette information reste accessible au plus grande nombre, votre soutien tous les mois est essentiel. Si vous le pouvez, devenez supporter de StreetPress, même 1€ ça fait la différence.

    Je soutiens StreetPress  
    mode payements

    NE MANQUEZ RIEN DE STREETPRESS,
    ABONNEZ-VOUS À NOTRE NEWSLETTER