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    31 / 03 / 2011

    Le récit en vidéo du candidat vert à Puteaux

    Ma campagne des cantonales: J'ai été traité de « collabo » et de « candidat de la haine » par mon adversaire

    Par Olivier Kalousdian

    Olivier Kalousdian candidat d'Europe-Ecologie Les Verts raconte sa campagne des cantonales: Bienvenue à Puteaux fief des Ceccaldi-Raynaud où même les tweets valent des plaintes en justice.

    Dimanche 27 mars, salle municipale de Puteaux. Joelle Ceccaldi-Raynaud, députée-maire de la ville annonce les résultats du deuxième tour des élections cantonales . Son fils Vincent Franchi qui a gagné monte sur l’estrade:

    « Ceci est la victoire de Puteaux sur les candidats de la haine et sur les collabos, je pense au Parti Socialiste. Tous étaient contre moi et ont usé des méthodes les plus ignobles pendant cette campagne »

    Ah ? Vraiment ? « Candidats de la haine et collabos » ? Remettons les choses dans leur contexte et analysons plutôt la campagne de ce candidat qui n’a jamais tracté le moindre document, ni collé la moindre affiche, ni même salué à aucun moment ses concurrents qu’il insulte aujourd’hui de « collabos. »

    Démocrates D’abord dimanche 20 mars, Joëlle Ceccaldi-Raynaud outrepasse ses obligations de réserve que lui impose son statut de député-marie de la ville. Devant ses administrés alors qu’elle vient d’annoncer les résultats du premier tour, elle dénigre ouvertement Christophe Grébert, le candidat qui affrontera son fils au deuxième tour:

    Puteaux, c’est où ?


    Je compte sur vous pour une mobilisation générale afin que nous puissions savourer la victoire de Vincent Franchi !

    Tweets et bastons La semaine qui a suivi a été émaillée d’incidents indignes de la République et même du parti UMP qui, espérons-le, condamnera, au moins en interne, ses troupes Putéoliennes.

    Mercredi 23 mars : Vincent Franchi assigne Christophe Grébert en référé pour deux tweet postés le jour du scrutin du premier tour. Erreur et infraction légère au code, peut être… sauf que las des assignations à tout va du clan Ceccaldi-Raynaud, le juge de Nanterre préfère condamner Vincent Franchi pour procédure abusive plutôt que Chirstophe Grébert . L’arroseur-arrosé vous dites ?

    Jeudi 24 mars : Nous nous retrouvons, les candidats soutenant Christophe Grébert à tracter aux abords de la gare de Tram de Puteaux. Là se trouvent également la députée-maire, son fils ainsi que toute l’équipe municipale (ou presque) venue prêter main forte à celui qui devait l’emporter haut la main dans le canton de son grand-père… Un « jeune », pas si jeune que ça et disant travailler pour la mairie insulte, menace et finit par agresser Christophe Grébert devant des dizaines de témoins dont Joëlle Ceccaldi-Raynaud.

    « La mairie elle nous donne tout ce qu’on veut. Et vous vous nous donnez quoi ? Casse-toi, on ne veut pas de toi ici, on va te faire déguerpir; on saura te trouver »

    J’interviens personnellement auprès de la députée-maire pour qu’elle fasse cesser cela. Sa réponse : « Les jeunes ont le droit d’avoir leur opinion et de ne pas vouloir de M. Grébert ». Il s’agit là de la réponse d’une double élue de la République et force de police dans sa ville ! A point que le samedi 26 mars la préfecture décide de placer la ville de Puteaux sous surveillance. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase: l’agression d’un jeune militant distribuant des tracts de l’opposition par 5 personnes se réclamant de l’équipe de soutien UMP devant le café la Coupole à 50 mètres de la mairie…. Une plainte a été déposée à la Police Nationale. A noter que l’un deux avait déjà agressé M. Grébert par le passé.

    Christophe Grébert, twitter fou même un dimanche électoral

    Courtoisie Quand j’entends Vincent Franchi nous insulter de « candidats de la haine » et « de collabos », quand je vois Joëlle Ceccaldi-Raynaud souffler à son fils tout ce qu’il doit dire devant un parterre de militants chauffés à blanc, j’en viens presque à comprendre les abstentionnistes.


    rendre hommage au sens aiguë de la famille de Joëlle Ceccaldi-Raynaud qui a pris tous les risques et qui continue de les prendre pour « placer » son fils. Elle a quand même du avoir peur: Christophe Grébert a obtenu 47,6 % des voix. Nous ne sommes plus en 1980 et les Hauts-de-Seine sont revenus de ces années où une minorité élitiste faisait la pluie et le beau temps dans des lignées qui n’osaient dire leur nom. Je regrette simplement que cette victoire, quel qu’eut été l’élu au final, n’ait pas été remportée dans le respect des règles électorales et de la courtoisie la plus élémentaire.

    La victoire de Puteaux sur les candidats de la haine et sur les collabos

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