Mon Springbreak à South Padre: Beer Bong, strings roses et Twister à moitié nu

Mon Springbreak à South Padre: Beer Bong, strings roses et Twister à moitié nu

24 heures dans la peau d'une étudiante française au Springbreak 2010

Sea, sex and sun | Reportages | par | 1 Avril 2011

Mon Springbreak à South Padre: Beer Bong, strings roses et Twister à moitié nu

Aux USA fin mars rime avec Springbreak pour les étudiants. Éléonore, française à la fac de San Antonio raconte ce «choc des cultures»: A South Padre Texas, les mecs se baladent avec des cacatoès et les filles ont le french kiss facile.

font color=red>6. AM – Gare routière de San Antonio – Texas L’aventure commence ici, à l’arrêt de bus de la 24ème rue. Les rues sont désertes et l’ambiance ghetto de San Antonio pas vraiment rassurante. Avec moi, Hélène et Paul, mes 2 acolytes français débarqués de leur Ch’Nord natal, que ne je ne quitte pas du séjour. On a tous les 3 atterris pour 6 mois d’Erasmus au fin fond du Texas, pas très glamour comme destination. Mais aujourd’hui on s’embarque pour South Padre Island, dans le Golfe du Mexique.

Et ouais, c’est le Spring Break, et on compte bien en profiter. Sac sur le dos, lunettes de soleil sur la tête (pour se mettre en condition) et précieux passeport en poche, voilà la fine équipe prête pour la playa et la fiesta. 5h de trajet à traverser le grand rien du tout du sud Texas sous un soleil de plomb, dans un bus qui refoule les odeurs corporelles en tout genre, vu l’heure qu’il est je m’en serais bien passé. Rien à l’horizon à part une station-service moisie où on s’arrête acheter un hot-dog saturé de gras avant de remonter dans le bus, avec en prime les odeurs de graillon.

font color=red>11 AM – Sheraton – South Padre Island Bien contents d’enfin débarquer dans notre chambre au Sheraton, avec notre méga lit King size. Bon, par contre, restrictions budgétaires obligent, on dormira à 3 dedans. Pas grave, on n’avait pas prévu de beaucoup se reposer de toute façon. Pas le temps de traîner, nous on est là pour s’éclater.1ère étape : le liquor shop. Comme d’hab, c’est Hélène qui s’y colle. Pas de bol pour Paul et moi, aux States c’est 21 ans pour pouvoir picoler. On utilise nos fake ID que pour rentrer en boîte, pour le reste, c’est maman Hélénou qui s’occupe de tout. Un pack chacun et de la vodka pour faire passer tout ça, on est parés pour la journée.

font color=red>12 PM – Coca cola beach 1er shot. A South Padre y’a pas d’heure pour commencer l’apéro ! On descend à Coca Cola Beach , THE place to be sur l’île. Attention, choc des cultures: des milliers d’étudiants sont massés sur la plage, véritable marée humaine. Hélène et moi avons trimballé nos sacs à main, quelle idée à la con. Ici c’est maillot, canette, point final.En option le portable coincé dans le soutif. Pour les mecs, certains se baladent avec leur serpent autour du coup, voire un cacatoès sur l’épaule. Non mais c’est quoi cet endroit ? Les amplis diffusent à pleine balle les Black Eyed Peas et Dr Dre, alors qu’on assiste bouche bée à un grand moment d’anthologie.

La dance contest, où comment pleins de mecs en chaleur se massent autour d’un podium pour siffler les nanas qui se trémoussent en string rose. Ah ! Salve d’applaudissement pour celle qui vient de se frotter à la scène en léchant le sol. J’en crois pas mes yeux. A ma droite, ça joue au Twister à moitié à poil, à ma gauche, concours de t-shirts mouillés. Et encore, quand les filles gardent le t-shirt. J’hallucine complètement, aucun interdit, ici tout est permis. La police est juste là pour ramasser les comateux sur le sable, les balancer à l’arrière des pick-up et les asperger au jet d’eau toutes les 3 minutes pour les rafraîchir un peu.

San Padre Island, c’est où?


Afficher South Padre Island sur une carte plus grande

Ici c’est maillot, canette, point final.En option le portable coincé dans le soutif.

font color=red>14 PM – c’est l’heure du zouk L’alcool aidant, je me détends et danse un zouk collé-serré avec un certain Brian, pas très beau mais rigolo. De son côté, Hélène s’est dégotée pleins de nouveaux best friends, et au passage quelques plans de soirées. Nous les Frenchy, on a trop la cote aux États-Unis.

font color=red>15 PM – c’est l’heure des jeux Tournoi de beer Pong, sport national outre-Atlantique. Même principe que le ping-pong avec des verres remplis de bière à chaque extrémité de la table. On lance la balle et hop, si elle atterrit dans le verre, l’adversaire boit. Pas si simple sur la plage, avec le soleil qui tape et l’alcool qui assomme, à moins que ce ne soit l’inverse ?

Sinon plus basique et plus rapide, il y a le beer Bong: Un entonnoir, un tuyau et c’est parti. A force de pratique, on ne se défend pas trop mal pour des Français. Mais du coup le stock de Budlight descend à vitesse grand V. « On s’en fout, on ira refaire le plein cet aprèm ». Elle a  toujours solution à tout Hélène.

font color=red>18 PM – piscine du Sheraton Évacuation de la plage, direction la piscine de l’hôtel. Une fois de plus c’est du grand n’importe quoi. Bouteille dans la main droite, clope dans la gauche. Quant à Paul, même sous l’eau, il ne lâche pas son whiskey-coca. Deux américains bodybuildés nous proposent de la vodka en échange d’un french kiss, oh et puis merde ! On a soif nous.

font color=red>21 PM – Mac do de Padre C’est pas le tout, mais picoler ça creuse. On file au Mac Do pour s’empiffrer de bons burgers (au moins 2 chacun pour faire comme les gros Américains). A ce stade-là, vu notre taux d’ébriété, on ne fait même plus gaffe au mec qui danse debout sur une table, les pieds dans ses frites. Le Big Mac à peine digéré, on enchaîne avec le Louis’ Courtyard, boîte hypra branchée de Padre. Ouais les habitués disent « Padre », alors nous aussi. Là, c’est reparti pour des heures de danse et de musique effrénées. Je repère un mec plutôt pas mal dans la soirée, je sens le rapprochement. Ah bah non, c’est pas moi qu’il mattait mais mon pote gay, dommage !

font color=red>4 AM – et si on faisait du saut à l’élastique? Quand on sort de là bien collants et dégoulinant, on bug devant la grue installée là pour le saut à l’élastique. Hélène balance un « Allez on saute ! » encore une idée à la con. Pas sûre de vouloir infliger ça à mon estomac. Mais on promet de revenir le lendemain.

font color=red>5 AM Retour à l’hôtel. Dernière petite vodka pour bien nous assommer. Soudain, une question existentielle me traverse l’esprit : « Et demain, on fait quoi ? » « Bah, on remet ça ! »

La police est juste là pour ramasser les comateux sur le sable, les balancer à l’arrière des pick-up et les asperger au jet d’eau toutes les 3 minutes pour les rafraîchir un peu.


Le fameux beer bong


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