LES FAITS
Daniel Vaillant est pour une légalisation du cannabis, contrôlée par l’état. Ses propositions: de la beuh en vente chez les buralistes, mais attention de la bonne: 100% bio.
C’est à la demande de Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, que l’ancien ministre de l’intérieur a pris la tête d’un groupe de travail sur la « Légalisation contrôlée du cannabis ». Le groupe de travail présentait son rapport aux députés socialistes, puis à la presse, aujourd’hui.
Légaliser le cannabis: les Verts sont pour, l’UMP est contre. Le PS, lui, cherche toujours une position officielle. Daniel Vaillant milite en faveur depuis 2003, et même s’il existe des antis telle que Ségolène Royal, l’idée fait son chemin. Selon Daniel Vaillant, le groupe PS aurait accueilli très favorablement ses propositions, même s’ils semblent plutôt frileux à l’idée d’inclure la légalisation dans les promesses de campagne pour 2012. L’option retenue serait d’ouvrir « un grand débat public, après 2012 » en vue de « prendre le chemin de la légalisation ».
En 2005, près de 4 millions de personnes, ont consommé du cannabis au moins une fois dans l’année. 1,2 millions de personnes sont des consommateurs réguliers.
La France partage, avec la République Tchèque, le titre de pays le plus répressif pour les consommateurs de cannabis.
LA QUESTION DE STREETPRESSComment organiser la légalisation du cannabis en France?
LA REPONSE DE DANIEL VAillANT« Le cannabis est une substance dangereuse. L’alcool est une substance dangereuse. Le tabac est une substance dangereuse. Sauf que le tabac et l’alcool sont légaux. On appelle ça des drogues licites. Le cannabis n’est pas plus dangereux que l’alcool voire que le tabac, si il est consommé avec modération… Nous préconiserions une filière nationale du cannabis (…), qui pousse à l’air libre, pas dans des cultures intensives dans des hangars avec des lampes à sodium. (…) Ça doit être un cannabis bio, avec 8% de THC pas plus, pour permettre une consommation sans dégât sur la santé des gens. (…) On évoque le chiffre de 1500 cannabiculteurs en France, peut être une cinquantaine de milliers d’hectares qui pourraient être dédiés à cette culture contrôlée. (…)
L’auto-production, parce qu’il faut tout dire, on s’est posé la question. Certains sont pour. Moi je suis réservé au nom du parallélisme avec l’alcool. (…) Le cannabis pourrait être distribué à un prix plus modique qu’il ne l’est aujourd’hui, justement pour casser les trafics. »
– Est-ce que vous avez déjà fumé un joint?
« Non, non! Je l’ai déjà dit, je suis vierge. Ne m’en proposez pas, je n’en fumerais pas. Je ne fume plus. J’ai un peu fumé. J’ai arrêté, ça fait bien longtemps. J’ai d’ailleurs pris les kilos en conséquence. Je n’ai jamais fumé un joint. On m’en a proposé, je ne l’ai pas fait. Je préférerais être un exemple de ce point de vue. Je ne suis pas pour favoriser l’accès à la consommation cannabique. Il faut bien comprendre ça, sinon on n’a rien compris. »
Je ne fume plus. J’ai arrêté, ça fait bien longtemps. J’ai d’ailleurs pris les kilos en conséquence.
bqhidden. Le cannabis n’est pas plus dangereux que l’alcool voire que le tabac, si il est consommé avec modération…
Cet article est à prix libre. Pour continuer la lecture, vous pouvez faire un don.
StreetPress lance la plus grande enquête participative sur l'extrême droite en France. Notre média indépendant repose sur votre soutien, sans vos dons, nous mourrons. En savoir plus →

Nous nous apprêtons à lancer la première plateforme d’enquête participative dédiée à l’extrême droite en France. Ce portail simple et sécurisé, permettra de collecter un maximum d’informations. Chaque citoyen pourra signaler la présence et les actions des groupuscules ou militants d’extrême droite.
Jamais un média français n’a mis autant de moyens dans un projet d’enquête dédié à l’extrême droite. Nous travaillons au développement d’une plateforme sécurisée et nos journalistes vont pendant plus d’un an explorer la matière collectée. Nos spécialistes vont multiplier les enquêtes sur les violences de l’extrême droite, mais aussi ses sources de financement et ses appuis politiques. Nous proposons aussi de réaliser une cartographie interactive documentant de manière exhaustive les près de 150 groupuscules présents sur le territoire. Et enfin, nous réaliserons un manuel de riposte gratuit, proposant des pistes pour les combattre sur le terrain.
Ce projet très ambitieux va coûter à StreetPress plus de 100.000 euros. Et comme nous ne pouvons pas compter sur l’argent de Bolloré, on a besoin de vous.
Je soutiens StreetPress
NE MANQUEZ RIEN DE STREETPRESS,
ABONNEZ-VOUS À NOTRE NEWSLETTER