En ce moment

    09/10/2012

    Chaque semaine, StreetPress te fait emménager dans un nouvel appartement

    La coloc de la semaine : le F5 de Guillaume, Mélanie, Samuel et Ingrid

    Par Elodie Font

    Avec leurs « parties de foot avec les coussins du salon », Guillaume et ses 3 roomies pourraient sortir d'une sitcom. Une colocation idéale pour lancer le nouveau format de StreetPress : la coloc de la semaine.

    À quoi peut bien ressembler l’appart de ce célèbre chanteur aveugle qui chante On va s’aimer  ? (On peut pas dire son nom, Google veille) Comment ça, vous ne vous êtes jamais posés cette question pri-mor-dia-le ? Eh bien, dommage, parce qu’on a la réponse. Guillaume, Ingrid, Samuel et Mélanie ont emménagé il y a 6 mois dans un appart dont ce célèbre chanteur est l’heureux propriétaire. « Je le raconte tout le temps à tout le monde », s’amuse Mélanie. Bon, ils ne l’ont jamais vu en vrai, mais ils ont discuté parquet et peinture avec sa femme « très sympa ». C’est déjà ça.

    Nos quatre compères du jour ne se connaissaient pas avant d’emménager ensemble. Au fil de la conversation, ils répètent d’ailleurs plusieurs fois qu’ils ont des personnalités diverses, que leurs potes n’ont pas les mêmes centres d’intérêt. Mais tous ont en commun un sens aigu de l’apéro (aux raisins secs et aux knacki ball). Faut dire que leur palace, à deux pas de la gare de Lyon, a des atouts pour accueillir le pote assoiffé du samedi soir : un immense salon aux moulures blanches, des couloirs si longs qu’on s’y perdrait, des cheminées en veux-tu en voilà, de hauts placards bourrés de fringues à faire pâlir les actrices de Sex and the city, une déco léchée. Vous venez ? On vous emmène !

    Comment vous avez déniché ce petit palace ?

    Guillaume : il est magnifique, hein ? La première fois qu’on est arrivés dans le hall, on avait l’impression d’être à Versailles, avec le tapis rouge, les miroirs et tout. Pour te faire le petit historique, c’est moi qui l’ai trouvé sur un site, je crois que c’était seloger.com, et je me suis dit, tiens, la coloc, ça peut être drôle. J’avais plus qu’à trouver des colocs ! Du coup, comme c’était assez urgent, j’ai spammé tout le site appartager, j’ai envoyé des dizaines de mails et…
    Mélanie : Mais non, faut pas dire que t’as spammé tout le monde, faut dire que tu nous as choisi nous parce qu’on était trop cool !
    Guillaume : Je pourrais dire ça, ouais ! Bon, en réalité, j’ai regardé tous les profils qui avaient répondu à mon annonce – mon seul critère, c’était qu’ils aient déjà fait de la coloc, j’ai fait ressortir mon côté RH, et j’ai fait une short list. Même si, honnêtement, je pensais pas du tout qu’on allait l’avoir.
    Ingrid : C’est clair, à nous 4, y’avait un CDI, 2 périodes d’essai et un stage ! Et en compet’ avec nous, y’avait des gens qui voulaient installer leurs locaux pro, des avocats par exemple…
    Samuel : Mais la fille de l’agence a adoré Guillaume, c’est pour ça.
    Guillaume : C’est vrai qu’en 15 jours, on s’est bien envoyés 100 textos !
    Samuel : 100 ?! Ah ouais, tu nous avais caché ça. Elle était amoureuse, en fait !

    Avec le parquet, même quand c’est crade, ça se voit pas !

    Du coup, vous vous êtes rencontrés grâce à la short list de Guillaume. Pas trop bizarre d’habiter avec des inconnus ?

    Ingrid : Perso, je trouve ça mieux ! Mes meilleurs amis, je connais leurs défauts, j’ai pas forcément envie de les voir au quotidien !
    Mélanie : Moi aussi, je préfère. C’est bête, mais quand tu connais pas les gens, au début en tout cas, tu fais super attention, tu fais ta vaisselle dans les temps ! Et puis t’es moins gêné aussi d’être carré sur les comptes.
    Ingrid : En plus, même si on est tous très différents, ça se passe super bien. Même si depuis les grandes vacances, on a moins le temps de se voir tous ensemble…
    Guillaume : C’est vrai que notre coloc se passe vraiment bien. Et puis, quand t’habites en coloc, que ce soit ou non avec des inconnus, c’est quand même cool de savoir que y’a toujours quelqu’un quand tu rentres si t’as envie de parler et puis, bon, l’appart est – légèrement – plus grand.

    Vous vous êtes fixés des règles ? Est-ce que, par exemple, vous n’avez pas le droit d’inviter votre mec/votre copine plus de 3 soirs par semaine ?

    Samuel : Non, aucune règle… heureusement… c’est quoi cette règle ? Plus y’a de règles, plus c’est relou, non ?
    Ingrid : Remarque, moi, c’est la première coloc que je fais sans règle. Mais je pense que c’est aussi parce qu’on se respecte… genre si on mange un truc dans la bouffe de l’autre, on va lui racheter systématiquement.
    Samuel : C’est vrai. Et puis pour le ménage, on a tous notre manière de le faire… moi, je le fais toujours un peu, Guillaume, il le fait de temps en temps mais de fond en comble, chacun sa méthode… On s’embête pas à se dire qui passe l’aspi, qui fait les chiottes, on le fait, c’est tout.
    Mélanie : Et puis ce qui est pratique dans cet appart, c’est qu’avec le parquet, même quand c’est crade, ça se voit pas !

    Plus y’a de règles, plus c’est relou, non ?!

    Et vous vous marchez pas dessus dans votre seule et unique douche, si grande soit-elle ?

    Samuel : C’est rigolo, on nous pose souvent la question, mais on se lève tous à des heures différentes, moi je me lève à 6h50 et le dernier – on peut pas dire lequel ! – se lève à 9h30 donc y’a de la marge… perso, je vois juste passer le fantôme de Mel le matin, juste avant que je parte !
    Ingrid : Haha, c’est vrai qu’avec Mel, on parle pas trop le matin… « salut, ça va, bonne journée », et c’est bon !

    Au pays de la coloc parfaite, avez-vous quand même un sujet d’engueulade ?

    Mélanie : Si on te répond, on va finir par s’engueuler en vrai !
    Samuel : Je pense que c’est plutôt des situations qu’un sujet en particulier.
    Ingrid : Oui, par exemple, une fois j’étais un peu déprimée et j’avais mal fait la vaisselle, Sam est venu me le reprocher parce qu’il invitait du monde ce soir-là, du coup on s’est pris la tête. Mais bon, j’avais tort ! Et depuis, c’est formidable, je sais laver ma vaisselle à l’eau chaude !
    Mélanie : Et puis après, il suffit qu’on fasse un foot avec les coussins du salon, et ça va mieux !

    Vous dites beaucoup que vous êtes différents, vos amis également ?

    À l’unisson : Ah ça, c’est clair, ils se ressemblent pas !!
    Guillaume : Moi, je fais plutôt des soirées entre potes… ou on va au Globo !
    Sam : Moi, c’est plutôt Wanderlust
    Ingrid : Moi j’aime pas trop dire où je sors parce que les gens me jugent vite : comme j’ai fait des études dans le luxe, j’ai des potes avec qui je vais boire des coups au plazza. J’ai aussi d’autres potes, très différents, dans la restauration, et puis mes potes argentins, vu que j’ai habité deux ans en Argentine.

    bqhidden. C’est vrai qu’avec Mel, on parle pas trop le matin…

    Soutenez StreetPress, tant qu’il est encore temps.

    La bataille contre l’extrême droite est rude. Nous la menons de tout notre coeur, de toute notre âme, avec toute notre énergie. Rien ne nous fera reculer, ni l’adversité, ni les menaces. Car nous ne savons que trop bien ce qu’il peut arriver si Jordan Bardella prend la tête d’un gouvernement.

    Nous faisons tout notre possible pour empêcher cette bascule. Nous devons aussi anticiper le pire. Si l’extrême droite arrive au pouvoir, le travail sera encore plus important et les obstacles plus nombreux. Financiers, notamment.

    👉 Demain nous ne pourrons compter que sur votre soutien pour financer notre rédaction de 16 journalistes et vidéastes. Il nous faut convaincre dès à présent 7700 donateurs mensuels. Vous êtes à ce jour déjà 954 donateurs à nous soutenir chaque mois.

    Je fais un don mensuel à StreetPress   
    mode payements

    NE MANQUEZ RIEN DE STREETPRESS,
    ABONNEZ-VOUS À NOTRE NEWSLETTER