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    03 / 09 / 2015

    La chronique du mec de l’underground

    Manif des agriculteurs : l’arnaque

    Par Le mec de l'underground

    Ce jeudi les agriculteurs débarquent en force sur Paname. Objectif officiel : obtenir un peu de cash du gouvernement. Mais le mec de l’underground a enquêté et découvert leur vraie motivation. « On risque de l’avoir dans le derche. »

    Je sais, StreetPress risque d’avoir des emmerdes à cause de moi. Mais en tant qu’auteur internationalement reconnu dans le nord-ouest du Val-de-Marne, je me dois de poser mes burnes sur la table et de rappeler cette phrase célèbre tirée des Fleurs du Mal de William Flaubert : « lorsque le pouvoir dépasse les limites, l’écrivain a le devoir de protéger le peuple et de dire aux grands de ce monde d’aller se faire mettre en doggystyle, et bien profond ». Et tu sais quoi ? Je suis carrément d’accord avec cette punchline.

    Les agriculteurs déboulent sur Paname

    Pour que tu piges mon propos, je te rappelle juste qu’au moment où tu me lis, les agriculteurs et les cultivateurs déboulent en force sur Paname dans le but de tout niquer. Prépare-toi à un gros zbeul et reste à la casbah, plus de mille tracteurs sont attendus dans la capitale. T’imagines, mille ! C’est encore plus que cent.

    Perso, j’ai toujours soutenu les cultivateurs, les campagnards, les mecs du 77 et les agriculteurs (sauf les moustachus, eux me font chier), pour la simple et bonne raison que sans ces gadjos-là, le pavot et le canna n’auraient jamais été plantés, on se contenterait juste de respirer de l’eau écarlate, comme des fomblards. Rien que pour ça, je les recimérise.

    Sauf que, quand tu sais ce qui se trame derrière l’opération coup de boule d’aujourd’hui, tu perds vite l’envie de soutenir les manifestants. Tu me diras, eux n’y sont pour rien, ils se font manipuler comme le reste de la masse mais quand même, le cevi va trop loin. Je ne veux pas te faire flipper mais une fois de plus, on risque de l’avoir dans le derche. Je t’explique ! J’ai regroupé les dossiers, croisé les sources, tchatché avec un max de soces, interviewé mon dealer, dégainé des courbes, des stats et des croquis, puis j’ai fini par comprendre le dièze. D’après un srab qui préfère rester anonyme, cinq cents tonnes de Quinoa se planquent dans ces tracteurs qui déferlent sur Ripa. Cinq cents tonnes ! C’est cinq fois plus que cent.

    Leur but ? Faire de nous des vegan

    En vrai, les cultivateurs ne viennent pas réclamer aux politicards de la thune et des droits, mais inonder les gastos de Paname, de plats végétaliens. Tu te demandes quel est leur intérêt ? C’est simple : nous rendre tous végan pour à long terme, nous transformer en baltringues. Du Quinoa, les bâtards ! Et après, on vient te prendre le chou avec le terrorisme. Putain, du Quinoa, cette bouillie de merde élue casse-dalle le plus lasdègue de l’année, par la FKF !

    Quand on deviendra tous végétaliens et qu’on cassera les yeucs à la terre entière, qu’on bouffera bio à tous les repas et que les Do Mac fermeront leurs portes, crois-moi, on comprendra tous clairement le sens de l’expression « se faire fourrer le fiacre, sans beurre, et par la poutre de Bamako ». Limite, je préfère encore enjamber un Vélib (j’ai dit « limite »).

    Alors évidemment, j’imagine que ça doit te faire un choc d’apprendre cette affaire mais si tu restes sceptique, si tu me prends pour un mytho ou un parano, tu n’as qu’à vérifier par toi-même : prends un bifton de vingt dolls ! Plie-le en deux, puis en huit ! Bien. Maintenant, carre-le-toi dans le fion ! Plus profond ! Encore plus profond…STOP ! Ouais, voilà ! Laisse-le mijoter deux-trois minutes, puis ressors le bif en contractant le sphincter – le muscle du trou de balle. Nickel ! Maintenant, tu ne remarques rien ?

    Ces tarbas avaient tout calculé depuis le départ

    Ouais, le billet ressemble étrangement à un tracteur (ok, un tracteur boueux). Comme quoi, ces tarbas avaient tout calculé depuis le départ ! Ces timpes ! Ces rats crevés ! Ils nous manipulent, nous matricent le crâne, nous fistent à longueur de journée et nous jutent à la gueule, sans respect.

    Moi, je dis, ne nous laissons pas marcher sur les chlops. Ce que je propose – pour contrer la manif’ des agriculteurs – on déboule tous à la campagne, on inonde les champs et les places du village de Big Mac, de grecs et de sandwichs merguez. Comme ça, ils l’auront bien dans le cul !

    *Fédération des Kébabs de France.

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