En ce moment

    01 / 10 / 2015

    Tize, défonce et bons spots

    Nuit Blanche : Les bons plans du Mec de l’Underground

    Par Le mec de l'underground , Marty

    Samedi c’est la Nuit Blanche à Paname. Un truc pérave, à la base. Heureusement le mec de l’underground a déniché les bonnes adresses pour t’éviter de passer une réssoi pourave.

    Aujourd’hui, je vais servir à quelque chose. La fameuse nuit blanche approche, tu crèches sur Paname et tu ne sais toujours pas quoi foutre de ta rapta. T’inquiète, je suis là pour t’aiguiller, te refiler des bons plans et ainsi t’éviter de passer une réssoi pourave. Ne me remercie pas, c’est normal, on me raque pour ça.

    Trouver de la tize

    En vrai, Paname a beau être une ville de merde, si tu fouilles bien, tu peux dénicher des bêtes de spots. Par exemple, dans la nuit du 3 au 4 octobre, si tu cherches à te retourner le crâne, tu pourras toujours te postiche sur un banc, sur le Boulevard Bezbar, à Stalincrack ou à Clicli, pour te pichtave quelques bibines, une teille Sky ou des flashs de kavod.

    Tu trouveras de la tize chez « Zmran Moussa », un rabza situé au 53 rue Duhesme, dans le 18, au « Krouna Chedli » – 51 avenue de Stalingrad – ou au « Market Paris Barbès », 68 Boulevard Bezbar. Bien sûr, rien ne t’empêche de changer de tièque et de pointer à Châtelet, plein de rebeus sont ouverts dans le district. Bélèk, évite Saint- Mich’ et les quais de Seine, blindés de fils de pute qui jouent de la gratte.

    Si tu cherches du bédo, tu trouveras ce qu’il faut à « Max Do’ », au Moulin de la vierge et aux Jonquilles dans le 14, au 122 Boulevard de l’Hôpital, aux Carrés et à Glacière dans le 13, aux Kazdar dans le 12, et aux FZR dans le 20. Pour le kecra, le Sub-Sub et la Kéta’, traine plutôt dans le Nord de Paname.

    Te faire pomper le chibre, ou bouffer la chnèk

    C’est la nuit blanche sur Paname, tu es foncedé, tu as bédave et tizé, il ne te reste maintenant plus qu’à te faire pomper le chibre, ou bouffer la chnèk si tu es une racli. Je suis galant, commençons par les meufs : pour te faire grailler la teuche, titiller le clito ou tout simplement prendre deux, trois oids, n’hésite pas à te pointer du côté de Porte Dauphine, ou derrière l’ambassade de Russie. Autour de la Place du Maréchal de Lattre, tu croiseras masse de gigs (quelques talonneuses si tu es gouine), pas reuches en plus. Genre, vingt dolls ! Derrière l’ambassade de Russie, dans la rue dite « des branleurs », les keums que tu rencontreras seront sans doute un peu niqués de la tête mais en galère, ça passe !

    Pour les raclos, tu as donc la Porte Dauph’, le Bois de Boubou fourni en travs, deux ou trois taimpes par-ci par-là sur les portes de Ripa, l’incontournable rue Saint-Denis et Pigalle, si tu veux cracher 300 dolls pour une teille de Champ’. Sans doute que pendant la Nuit Blanche, des salons de massage façon « Thaï » resteront ouverts. Mais le mieux, c’est quand même le Bois de Boubou.

    Devant les rades de la capitale, tu tomberas sûrement sur des gadjos chauds pour se péta. Si tu kiffes te bastonner, le soir de la nuit blanche, tu pourras donc aller embrouiller des mecs chétors ou faire une petite incursion sur les quais de Seine, histoire de kicker deux ou trois bouches. Si tu préfères juste casser les couilles, sans plus, passe aux Deux Magots, au Café de Flore ou à a Brasserie Lipp, dans le coin de Saint-Germain, pour pisser sur la devanture de ces rades flingués. Ne t’attarde pas trop dans ce tiéquar, il pue vraiment la merde.

    Trouver à grailler

    Forcément, à la fin de cette Nuit Blanche, tu vas avoir les crocs. Normal, après s’être foncedé le chiro, fait pépon le dard et bastonné ! No problèm, tu trouveras quelques grecs ouverts jusqu’à tard du côté de Châtelet, vers les Grands Boulevards et à Pigalle. Prix des grecs, environ 6 dolls et prix des crêpes, entre 5 et 10 (pour la spéciale « grec / fromage / œuf / Champignons », avec de la sauce samouraï).

    Après la graille, tu auras retrouvé tes forces, et tu pourras retourner te démonter le crâne, te faire chnikave ou grailler la moule et te fritter. Ça te changera de ta galère annuelle, entre musées de mon derche, expos d’art à deux balles, illuminations de bullshit et concept en toncars. Nan, franchement, si tu connais les bons plans, la Nuit Blanche n’est pas si fanée que ça !

    StreetPress existe depuis déjà 10 ans. Aujourd’hui, il nous manque 40.000 euros pour boucler l’année et pouvoir frapper encore plus fort l’an prochain. Parce qu’aucun milliardaire n'est au capital, si nous ne les réunissons pas StreetPress s’arrêtera. Sauvez StreetPress en faisant un don, maintenant.

    Je donne pour sauver StreetPress