En ce moment

    15 / 03 / 2011

    Les trois étapes pour une organisation parfaite

    Comment crée-t-on sa journée mondiale ?

    Par Maud de Bourqueney

    De la Journée mondiale de la Paix à celle des Toilettes, vous avez déjà dû remarquer la masse de journées mondiales, internationales, européennes ou nationales existantes. Ce sujet s'adresse à tous ceux qui rêvent secrètement de créer la leur.

    1Etape 1: Choisir son sujet

    Les journées mondiales sont lancées par des organismes dépendants de l’ONU ou de l’Unesco, des ONG, des associations, des groupes de pression ou encore des particuliers. Selon Vincent Tondeux, créateur du site journee-mondiale.com  qui répertorie toutes les journées, il faut avant tout « défendre une cause juste et noble ».

    En réalité, vous avez deux options:

    Première option: vous faites partie de l’ONU, d’une ONG ou d’une association reconnue et, peu importe le sujet, on vous prendra au sérieux. C’est le cas, par exemple,  de la Journée nationale des maladies cardiaques héréditaires,  lancée le 8 janvier 2011. « L’association est composée des plus grands spécialistes, ce qui nous donne un certain gage de sérieux » nous explique le service de presse de la Ligue contre la myopathie – à l’origine de cette journée.

    Deuxième option : vous n’entrez pas dans les critères décrits précédemment et il ne vous reste plus qu’à trouver un « sujet suffisamment intéressant pour mobiliser les gens », nous explique Valérie Richez-Lerouge, présidente de l’association Fromages de terroir et fondatrice de la Journée nationale du fromage.

    Le cas de la journée nationale du fromage est un très bon exemple c’est une personne isolée qui l’a lancée

    2Etape 2 : Déposer le nom

    Lorsque Véronique Richez-Lerouge a décidé de lancer la journée du fromage, elle a immédiatement déposé le nom à l’INPI (Institut national de la propriété industrielle).

    Ce n’est pas le cas de la Ligue contre la myopathie, du fondateur de la Journée mondiale sans Facebook ou encore des créateurs de la Journée de la courtoisie au volant. « Plus vous allez creuser dans le domaine des journées mondiales, plus vous allez vous apercevoir qu’il n’y a pas de règles » nous explique Vincent Tondeux  : « Comme il n’y a pas d’organisme officiel qui donne un label, chacun fait un peu ce qu’il veut »

    3

    « S’entourer, trouver des organisations, trouver des gens qui ont un peu de pouvoir » conseille Vincent Tondeux.  

    En gros, trouver des partenaires qui pourront :

    1. Vous aider à financer votre journée

    2. Vous offrir plus de visibilité. La Ligue contre la myopathie, par exemple, a demandé le haut patronage du ministère de la santé.

    Cas particulier, Zo, le fondateur de la journée sans Facebook n’a pas eu besoin de partenaires. Il a juste créé un groupe… Facebook. Visiblement l’initiative a été suffisamment suivie pour que journee-mondiale.com la répertorie, alors que Zo nous a avoué avoir créé cette page « juste pour le fun ».

    Plus vous allez creuser dans le domaine des journées mondiales, plus vous allez vous apercevoir qu’il n’y a pas de règles

    4Etape 4 : De la com’, de la com’, de la com’

    C’est l’élément clé pour qu’une journée marche : la communication. « Le cas de la journée nationale du fromage est un très bon exemple » commente Vincent Tondeux « c’est une personne isolée qui l’a lancée. Elle a réussi un très beau coup, puisqu’elle a réussi toute seule à monter son truc. Elle est très forte ! ».

    Comment a-t-elle fait ? Elle a créé un site, informé les journalistes, trouvé des partenaires, lancé le calendrier des From’Girls –des filles sexy y posent au côté d’un fromage de terroir. L’idée au final : trouver son public pour que la journée soit prise au sérieux, et pourquoi pas, répertoriée sur le site journee-mondiale.com.

    Organisateurs potentiels de la journée du point sur les i en forme de coeur; de la journée mondiale de la chienne; ou de la journée du magret de canard, dépêchez- vous avant que le calendrier ne soit saturé.

    StreetPress existe depuis déjà 10 ans. Aujourd’hui, il nous manque 40.000 euros pour boucler l’année et pouvoir frapper encore plus fort l’an prochain. Parce qu’aucun milliardaire n'est au capital, si nous ne les réunissons pas StreetPress s’arrêtera. Sauvez StreetPress en faisant un don, maintenant.

    Je donne pour sauver StreetPress