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    05/01/2023

    Faute de soins psychiatriques, des détenus décompensent

    Égorgements, suicides et incendie à la prison de Nanterre, des soignants tirent la sonnette d’alarme

    Par Clara Monnoyeur

    Les soignants de l’unité sanitaire de la prison de Nanterre dénoncent un manque de moyens et des défauts de prise en charge des détenus atteints de troubles psychiatriques. Une de leur collègue a même été violemment agressée. Mais rien ne bouge.

    Juin 2022, Maison d’arrêt de Nanterre (92) – Ce matin-là, Claire (1), infirmière au sein de l’Unité Sanitaire de la prison de Nanterre distribue les médicaments aux détenus. Il est 8h30, lorsque la surveillante lui ouvre une énième cellule. Un détenu, suivi pour des soins psychiatriques, repousse violemment la porte. Il saute brusquement sur Claire. Lame de rasoir à la main, il lui entaille la gorge. Bilan : huit points de suture, sept jours d’ITT. Elle sera déclarée en accident du travail pendant quatre mois. Aucun suivi psychologique ne lui sera proposé, pas plus qu’à l’équipe soignante présente sur place ce jour-là (2). Le parquet de Nanterre a ouvert une enquête pour violence avec arme.

    Les institutions n’auront pas un mot pour la soignante (3). Pour les collègues de Claire, la colère se mêle à l’effroi. Dans une lettre adressée au ministère de la Justice et à plusieurs de ses services, au ministère de la Santé et à ses délégations régionales et à la Controleure générale des lieux de privation de liberté, ainsi qu’à l’Observatoire international des prisons (OIP), ils dénoncent le drame de trop. Ils pointent, en vrac, les défauts de prise en charge des personnes ayant des troubles psychiatriques et le manque de moyens. StreetPress les a rencontrés et s’est entretenu avec dix d’entre eux qui, par peur des représailles, témoignent sous couvert d’anonymat.

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    Des soignants de l’unité sanitaire de la prison de Nanterre dénoncent le manque de moyens. / Crédits : Matthieu Bidan

    Manque de personnels

    « Il y a le développement d’équipements, qui permettent aujourd’hui de dire qu’une personne détenue est aussi bien soignée que si elle n’était pas détenue », déclarait à StreetPress la directrice de la prison, Anne Drouche, en octobre dernier. Le docteur Heulin, chef de service, confirmait d’une voix basse : « Tout à fait. En tout cas, c’est ce qu’on s’efforce à faire oui, que les détenus soient aussi bien traités qu’à l’extérieur. » Des propos qui heurtent le collectif de soignants qui alerte depuis des mois sur leurs conditions de travail.

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    Les soignants de l'unité sanitaire de la maison d'arrêt de Nanterre dénoncent le manque de personnels. / Crédits : Matthieu Bidan

    L’équipe médicale souffre d’un manque chronique de personnel depuis fin 2020, dans un contexte de surpopulation carcérale toujours plus grande. La prison de Nanterre est censée accueillir 592 détenus. Ils sont 942, fin novembre, soit presque le double. Au moment de l’agression de leur collègue, il y avait seulement quatre personnels infirmiers en poste contre sept il y a deux ans. Les départs n’ont pas été remplacés, et ce sont des intérimaires, qu’il faut souvent former aux soins en prison, qui comblent les trous.

    Le service compte seulement deux temps plein de médecins généralistes. Et, alors que plus de 20% des personnes incarcérées en France sont atteintes de troubles psychotiques selon l’OIP, le service compte seulement un psychiatre à mi-temps… qui traîne de lourdes casseroles. Il est connu pour ses négligences. Il a même été condamné pour ça en 2002. Il avait laissé, en 1996, trois jeunes détenus toxicomanes, vêtus d’un simple slip en papier, au mitard de la maison d’arrêt alors qu’il faisait un froid glacial. Des surveillants avaient pourtant donné l’alerte, mais le professionnel de santé et son collègue avaient examiné les détenus sans détecter aucun danger. Ils ont été retrouvés quasi-nu, en état de coma hypothermique. Malgré cette condamnation et un départ à la retraite, le psychiatre a été rappelé pour revenir travailler à la prison. Ni l’hôpital de Nanterre, ni l’ARS ou le ministère de la Santé n’ont répondu à nos questions sur son retour à la maison d’arrêt.

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    Le service compte seulement un psychiatre à mi-temps. / Crédits : Matthieu Bidan

    Plus aucune pharmacie

    Par manque d’effectif, l’hôpital de Nanterre prend la décision, sans concertation avec les soignants, de délocaliser la pharmacie du service. Un des infirmiers s’énerve :

    « On signale qu’on est en manque de personnel et la seule réponse [de l’hôpital de Nanterre] est de décentraliser ! »

    Ils n’ont désormais plus que quelques traitements d’urgence sur place. Pour le reste, c’est l’hôpital qui gère et cela rallonge les délais. « Par exemple, si on demande un traitement le vendredi, le patient ne l’aura que le lundi », explique un des personnels infirmiers. « J’ai un patient qui m’a dit que sur un mois, il avait eu une rupture de traitement pendant deux jours. Il a eu des retours d’hallucinations auditives et des angoisses », complète Mélanie (1), psychologue à la prison. Elle détaille :

    « Quand des traitements sont fréquemment arrêtés puis repris, les patients ne peuvent pas être stabilisés. Ça peut amener à des retours des voix, à des décompensations… »

    Un climat de tensions

    Un manque de personnel, qui peut mener aux drames. En octobre dernier, un jeune de 19 ans, atteint de lourdes pathologies psychiatriques, est mort dans le sas de la prison alors qu’il était en pleine décompensation après – comme StreetPress l’avait révélé – des dysfonctionnements dans sa prise en charge médicale : les services médicaux avaient demandé, sans succès, son transfert à l’hôpital.

    Ce n’est pas un cas isolé. En septembre 2021, des soignants alertent sur la situation psychologique instable d’un détenu, connu pour être pyromane. Ils n’ont là non plus pas été écoutés. « C’était un patient qu’on avait déjà signalé plusieurs fois au psychiatre », précise la psychologue Mélanie (1). Ce jour-là, il sort de la promenade et le ton monte avec un autre détenu. Ils se bagarrent. Un surveillant les sépare, et enferme l’incendiaire dans une ancienne cellule qui servait de box de stockage et de rangement où étaient entreposés des matelas, une armoire, un frigo… Le prisonnier a un briquet. Il met le feu.

    Estelle (1), qui travaille elle aussi à l’Unité sanitaire, se souvient :

    « On a senti l’odeur de la fumée, et on entendait les détenus crier, ce sont des cris qui hantent. C’était assez angoissant. »

    Elle poursuit : « Il n’y a pas eu d’alarme incendie, et l’intervention des surveillants était un cafouillage. » « C’était la panique. Les pompiers sont arrivés, mais ça a eu le temps de cramer tout le hall du bâtiment BO. Des détenus ont dû être hospitalisés », complète un autre soignant.

    Estelle assure que si les signalements avaient été entendus et pris au sérieux « cela aurait pu être évité ». « C’est un exemple parmi tant d’autres. » Elle part désormais travailler avec la boule au ventre.

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    Les soignants dénoncent un climat de grande violence et de tension. / Crédits : Thomas Porlon

    Autre drame, dont parlent tous les soignants du service. En octobre 2021, un jeune détenu de 19 ans est violemment agressé par l’un de ses codétenus, atteint de troubles psychiatriques. « Il était connu du service, c’était un patient très fou, c’était difficile de comprendre pourquoi il était en cellule avec deux autres personnes », soupire Mélanie. Ses compagnons de cellules avaient peur de lui. Ils auraient même organisé un blocage au retour de promenade pour demander à changer de cellule. Sans succès. Une nuit, le détenu psychotique réclame une cigarette à son jeune codétenu, puis lui tranche la gorge et les tendons du pied. Il tombe du lit et perd connaissance. C’est son autre compagnon de cellule qui a appuyé sur la plaie, en attendant les surveillants. Ils ont mis plus de 20 minutes à intervenir.

    Estelle reste marquée par cet événement. Elle a du mal à dormir et à se rendre au travail. Après son agression, le détenu est suivi à l’unité sanitaire par des psychologues : « Il allait très très mal. Il a cru qu’il allait mourir. » Après avoir fini sa peine au mois de mai, il atterrit au CRA de Mesnil Amelot en attendant une expulsion du territoire français. Son agresseur lui, a été transféré dans une autre prison et a fini par se suicider.

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    Sur le mur d'une cellule on peut lire : « Bienvenue à la psychiatrie ». / Crédits : Matthieu Bidan

    Des suicides que les soignants peinent à prévenir, tant les moyens manquent. Deux détenus se sont donné la mort début octobre, a à peine dix jours d’intervalle. Le premier s’est d’abord coupé les veines jusqu’aux tendons. Il a été alors extrait vers l’hôpital de Nanterre pour être recousu, mais il n’aurait pas eu d’observation psychologique, selon les soignants. Il aurait seulement été vu pour ses blessures mais n’aurait pas été redirigé vers un psychologue ou psychiatre. Il est revenu en détention et s’est pendu. Le deuxième était incarcéré depuis tout juste deux semaines quand il s’est suicidé. Le choc carcéral… C’est en général, dans les premiers jours en détention que le risque de suicide est le plus élevé.

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    Sur un des murs d'une cellule on peut lire : « Garde la pêche ». / Crédits : Matthieu Bidan

    À LIRE AUSSI : En prison, on se suicide dans l’indifférence

    « Le drame, on l’attendait »

    « La plupart des violences graves, ce sont des gens qui avaient besoin d’un suivi psychologique, ou de voir le psychiatre, et qui n’en ont pas eu », analyse Sylviane (1), une autre psychologue du service. Un de ses collègues complète :

    « Le drame, on l’attendait. C’était palpable, c’était devenu dangereux. »

    « On a commencé à sentir l’agressivité monter. Jusque-là, on n’avait jamais eu de soucis. Avant, si les détenus étaient énervés, c’était avec la pénitentiaire, pas avec l’hôpital », raconte un soignant. « Quand le patient ne reçoit pas son traitement et qu’il y a des crises, on se retrouve en première ligne. Alors on comprend, jusqu’à un moment où on n’en peut plus. »

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    « Le drame, on l’attendait. C’était palpable, c’était devenu dangereux », raconte un soignant. / Crédits : Matthieu Bidan

    Comme solution pour garantir la sécurité du personnel médical, l’administration pénitentiaire a mis en place un détecteur de métaux, et un surveillant supplémentaire à l’unité sanitaire (4). Mais ces mesures ne semblent pas suffire. « Dix jours après, j’ai reçu dans mon bureau un monsieur qui a sorti une lame de sa bouche et qui avait dans sa chaussette une tige en métal », raconte Diane (1), psychologue. Elle continue :

    « Nous, on demande à avoir une réflexion clinique, pas d’avoir des mesures sécuritaires. »

    Et puisque la pénitentiaire souffre elle aussi d’un manque de personnel, et notamment de surveillants le week-end, elle a dressé une liste d’une quarantaine de détenus présentant un risque sécuritaire potentiel, pour lesquels l’accès à l’unité sanitaire serait interdit le samedi et dimanche sauf urgence. (5)

    Dans les faits, cela veut dire que même si c’est le personnel infirmier qui demande à voir un patient, celui-ci, s’il est sur la liste, devra attendre le lundi. Ce document, mis en place début décembre, a été validé par le chef de service de l’unité sanitaire et par l’hôpital de Nanterre. Les soignants eux, s’y opposent. Ils dénoncent une « entrave aux soins ».

    Interrogée à ce sujet, la directrice de la prison Anne Drouche répond que « l’établissement et ses personnels concourent à garantir l’accès aux soins de toutes les personnes détenues, sous réserve du respect des règles de sécurité et de la réglementation en vigueur ». « L’unité de soins ne dispose pas de médecin le week-end. La personne détenue n’a ni plus ni moins de droits qu’un citoyen ordinaire. Pour des soins non urgents, estimés comme tels par un médecin, elle peut attendre un RDV fixé le lundi par l’équipe soignante », indique-t-elle et ajoute :

    « Les prescriptions sont respectées par l’administration pénitentiaire. »

    Oui, dans la mesure où, selon nos informations, la directrice de la prison aurait demandé que les prescriptions des médecins soient modifiées afin de faciliter cette organisation.

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    Pour garantir la sécurité du personnel médical, l’administration pénitentiaire a mis en place un détecteur de métaux, et un surveillant supplémentaire à l’unité sanitaire. / Crédits : Matthieu Bidan

    Personne ne veut des détenus aux troubles psychiatriques

    Le service de santé de la prison de Nanterre paie aussi le manque de moyens accordé à la psychiatrie française. Une psychologue explique :

    « Quand on demande une hospitalisation, le patient va aux urgences, reste un jour, et revient à la prison. Mais une personne qui décompense à besoin d’être suivie plusieurs jours… Mais quand il y a trois mois d’attente en hôpital psychiatrique… ».

    Sylviane, aussi psychologue, ajoute : « Un patient se plaignait d’hallucinations et de voix qui lui disaient de les rejoindre, avec des tendances suicidaires. Il est parti à l’hôpital et est revenu dans la journée, avec un document qui disait qu’il était compatible avec la détention. C’est extrêmement violent que ce soit pour les soignants ou les patients. » Elle poursuit, dépitée :

    « On n’arrive pas à hospitaliser les personnes, car il n’y a plus de place nulle part… »

    Il y a plus d’une dizaine d’années le Comité consultation national d’éthique (CCNE) s’inquiétait déjà d’un « déplacement de l’hôpital psychiatrique vers la prison ». Selon l’OIP, huit hommes détenus sur dix présentent au moins un trouble psychiatrique. Le taux de pathologies psychiatriques est 20 fois plus élevé en prison que dans la population générale.

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    Lors de son déplacement à la prison de Nanterre en octobre dernier, la députée EELV des Hauts-de-Seine, Sabrina Sebaihi, avait interrogée la directrice de la prison sur la place des détenus atteints de troubles psychiatriques en prison. / Crédits : Matthieu Bidan

    Des soignants et des détenus en danger

    « J’ai l’impression qu’on ne peut pas vraiment garantir la sécurité des patients qu’on accueille », lance Caroline (1). La psychologue indique avoir 300 courriers en attente de détenus et plus de dix signalements par jour. Alors, il y a ceux qui ont fait le choix de partir, comme Pierre (1). Depuis l’agression de sa collègue, il a demandé une disponibilité. « On n’avait pas les moyens de faire un travail de qualité. Ça devenait intenable. On se disait, il va arriver un drame ». Revenir travailler ? « Impensable ». S’il parle aujourd’hui, c’est pour ses collègues qui sont restés :

    « C’est dramatique ce qui se passe. Ça me rend triste, et ça me scandalise. »

    En colère, Nathan (1) travaille lui aussi dans le service et ajoute : « On manque de moyens et c’est en travaillant mal qu’on a des jeunes qui meurent, des jeunes de 19 ans qui meurent ! C’est ça ! » Brigitte (1), elle se demande : « Que va-t-il se passer après ? » et ajoute : « Jusqu’à quand on est témoins, et jusqu’à quand on devient complice ? »

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    Les soignants souhaitent alerter sur les défauts de prise en charge des détenus atteints de troubles psychiatriques. / Crédits : Thomas Porlon

    Une partie des soignants à de nouveau réécrit une lettre pour continuer d’alerter, mais rien ne semble changer. Ils réclament un vrai projet de service, avec des temps de réunion institutionnalisés, des recrutements, notamment infirmiers, un temps plein de psychiatre, et le retour d’une pharmacie dans le service.

    Lors de notre venue à la prison de Nanterre, la directrice de l’établissement avait indiqué soutenir les soignants dans leur démarche « sans pour autant [se] montrer déloyale vis-à-vis de la direction ». De nouveau interrogée sur la situation à Nanterre, elle déclare que « les allégations avancées sur une possible entrave aux soins ne sont pas étayées. » En clair, circulez, il n’y a rien à voir.

    (1) Les prénoms ont été changés.

    (2) Le ministère de la Justice précise : « Concernant l’agression de l’infirmière à laquelle vous faites référence, en juin 2022, celle-ci est intervenue alors qu’elle était accompagnée d’une surveillante pénitentiaire et nous ne pouvons que la regretter, même si le risque zéro tant en hôpital qu’au sein d’un établissement pénitentiaire n’existe pas. Il convient tout d’abord d’indiquer que cette personne a été immédiatement prise en charge au sein de l’unité sanitaire du CP de Nanterre, où de premiers soins lui ont été prodigués. La direction interrégionale des services pénitentiaires de Paris a ensuite rapidement pris contact avec l’agence régionale de santé d’Ile de France. Plusieurs réunions locales ont ainsi été organisées (en visio-conférence et au CP de Nanterre) en juin et juillet afin de renforcer les mesures de sécurité visant à rassurer les soignants. »

    (3) Le ministère de la Justice indique que « le directeur de l’administration pénitentiaire a adressé un courrier de soutien à l’infirmière en juin 2022 (où il condamne sévèrement les actes commis et indique être attentif aux suites judiciaires ; où il témoigne également au nom de l’administration, sa reconnaissance envers son investissement professionnel et indique être à la disposition de la DGOS pour garantir l’intervention des personnels médicaux dans les meilleures conditions possibles). »

    (4) Interrogé sur les mesures mises en place pour garantir la sécurité des soignants, le ministère de la Justice indique que : « Les mouvements des personnes détenues vers l’unité sanitaire s’effectuent désormais, pour certains profils, avec un accompagnement renforcé par des personnels pénitentiaires », et rappelle que : « La direction de l’administration pénitentiaire va lancer au cours du mois de janvier 2023 un plan de lutte contre les violences d’une ampleur et d’une ambition inédites. »

    Contactés le ministère de la Santé, l’ARS, l’ARS 92, la direction de l’Administration Pénitentiaire, et la direction de l’Hôpital de Nanterre, n’ont pas répondu à nos questions

    (5) [Édit le 06/01/2023] Après la publication de notre enquête et le communiqué de l’Observatoire International des Prisons, la prison de Nanterre a finalement renoncé à sa liste qui interdisait 43 détenus jugés comme dangereux de se rendre à l’unité sanitaire le week-end (sauf urgence). La direction de la prison aurait reconnu qu’il s’agissait d’une « mauvaise idée »

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