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    24/06/2020

    Avec son décès, c’est la vie de toute une famille qui a basculé

    « Quand on disait que la police a assassiné Wissam, on nous riait au nez »

    Par Rozenn Le Carboulec , Nnoman Cadoret

    Le 1er janvier 2012, Wissam El-Yamni est violemment interpellé par la police. Il fait un malaise cardiaque et décède quelques jours plus tard. « Comment il s’est retrouvé avec des fractures et des traces de strangulations ? » s’indigne sa famille.

    Clermont-Ferrand (63) – Marwa El-Yamni n’était pas revenue à La Gauthière depuis le décès de son frère. C’était le « quartier de coeur » de Wissam, dit-elle. Dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier 2012, ce chauffeur routier de 30 ans fête la nouvelle année avec des amis d’enfance quand il se fait interpeller par la police. Précisément sur ce parking, qui fait face à l’ancienne école de Marwa. Le goudron est aujourd’hui jonché de détritus et de capsules grises de protoxyde d’azote, apprécié des jeunes pour ses propriétés hilarantes. « Tout a changé dans le quartier », soupire la cadette.

    Ce soir de la Saint-Sylvestre, Wissam aurait, selon les policiers, jeté des projectiles vers la voiture de la section d’intervention. Deux fonctionnaires de la brigade canine le rattrapent puis le plaquent au sol. Pendant son transport au commissariat, le jeune homme est victime d’un malaise cardiaque et tombe dans le coma. Neuf jours plus tard, Wissam décède au CHU Estaing, marquant une famille à jamais. D’autant qu’au fil des autopsies, expertises et contre-expertises, ils découvrent de nombreux indices qui remettent en cause la version officielle : marques d’étranglements, fractures, bleus…

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    La Gauthière était le « quartier de coeur » de Wissam. C'est là qu'il s'est fait interpeller dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier 2012. / Crédits : Nnoman Cadoret

    « Ma vie s’est arrêtée »

    Le 9 janvier 2012, 33 ans après être arrivée en France et le jour du décès de son fils aîné, Zohra El-Yamni obtient la nationalité française. « Avant, je n’étais pas prête. Mais en 2011, j’ai senti que j’étais moitié française, moitié marocaine. » Elle n’est jamais allée chercher ce certificat. Un mois plus tard, le 4 février 2012, Marwa accouchait. « C’est ma fille qui a sauvé ma mère, sinon elle aurait fait une connerie », confie cette dernière. Parfois, Marwa allait chercher sa mère en ville en pleine nuit. « J’allais devant chez lui, au cimetière… J’attendais qu’on me dise que ce n’était pas vrai », se remémore Zohra, en levant les mains au ciel. « Ma mère n’est plus la même. Elle est partie avec Wissam », confie Marwa, en quittant La Gauthière les larmes aux yeux. Aujourd’hui, Zohra El-Yamni se réveille encore chaque nuit vers 3 heures – l’heure à laquelle Wissam a été interpellé. Comme Warda, la petite dernière de cette fratrie de quatre enfants, qui avait 12 ans au moment des faits.

    Dans le grand salon marocain de la famille El-Yamni, l’émotion est encore très vive, huit ans après le décès de Wissam. Ce jour-là, tout le monde porte un t-shirt noir ou rouge affichant le visage du jeune homme. Des membres du comité Justice et vérité pour Wissam sont venus en soutien. Sur les tables, des mini-viennoiseries françaises et des sfenj, spécialité de beignets marocains. « J’ai appris à mes enfants à la fois les valeurs de chez nous et le respect de la France », commente Zohra, sourire aux lèvres. Mais depuis le 9 janvier 2012, quelque chose s’est brisé.

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    La famille El-Yamni. De gauche à droite : Marwa la grande soeur, Mohammed le père, Zohra la mère et Warda la petite soeur. / Crédits : Nnoman Cadoret

    À l’autre bout de la pièce, son mari, Mohamed, a le visage fermé et le regard dur. Dès les premières évocations de l’affaire, il se lève et part en sanglots. Warda prend la parole. « Le 26 décembre 2011, j’ai été opérée des amygdales. Quand je suis rentrée, j’attendais que Wissam vienne me voir, il me l’avait promis. Jusqu’au jour où ma belle soeur (la femme de Wissam) arrive en courant chez nous et annonce à ma mère qu’il est dans le coma », déballe-t-elle en larmes :

    « Je ne comprenais pas ce qui se passait, j’avais 12 ans. Le 9 janvier, on m’a annoncé qu’il était décédé. Et là, ma vie s’est arrêtée. »

    Elle était très proche de son frère : « Il rigolait tout le temps et me faisait des surprises tous les jours. Quand il partait en livraison, il passait me faire coucou devant la maison ». Pendant un an, Warda n’a plus réussi à parler et n’est plus allée en cours. Elle a perdu beaucoup d’amis, aussi. Aujourd’hui elle a réussi à renouer les fils de sa scolarité et passe un Brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport (BPJEPS). Elle veut s’impliquer auprès des jeunes, elle qui a été privée d’enfance.

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    Warda, la petite soeur de Wissam, entre sa mère et sa grande soeur Marwa. / Crédits : Nnoman Cadoret

    Farid, le deuxième fils de la famille, qui travaille et habite désormais en région parisienne, est de tous les rassemblements contre les violences policières. Il est ému quand on lui demande ce qui nourrit son engagement depuis huit ans. « S’il n’y avait pas ma mère, j’aurais abandonné. Elle m’a rappelé que Wissam me défendait au collège quand j’étais faible et m’a dit : “Maintenant, il a besoin de toi”. » Il protège sa mère, autant qu’il peut. « Elle souffrait le martyre. Elle avait perdu un fils, mais on disait en plus de lui qu’il était mort à cause de la drogue, et tout le monde l’évitait. », raconte-t-il :

    « J’ai entendu ma mère hurler la nuit. Des choses comme ça vous marquent. Je pouvais abandonner mon frère, mais je ne peux pas abandonner ma mère. »

    « Je ne peux plus rester »

    Zorah El-Yamni « milite tout le temps » selon sa propre fille. À l’arrière de sa voiture, on ne peut pas louper le logo du comité Justice et vérité pour Wissam, affiché en grand format. « Il n’y a que ça qui me fait vivre : se battre ». En 1979, elle est arrivée en France pour rejoindre son mari, employé cinq ans plus tôt dans une usine Michelin. Alors qu’elle n’était jamais allée à l’école, elle a appris le français et passé un CAP hôtellerie. Elle a travaillé toute sa vie. Subi beaucoup de racisme, aussi. « Le 11 septembre 2001, la soeur de ma patronne m’a dit : “T’as vu ce que vous faites Zorah ?“ », raconte-t-elle en souriant, bien trop habituée à ce type de comportement.

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    À l’arrière de la voiture de Zohra, on ne peut pas louper le logo du comité Justice et vérité pour Wissam. « Il n’y a que ça qui me fait vivre : se battre. » / Crédits : Nnoman Cadoret

    « Avant, je ne pensais pas que Wissam avait été victime d’un crime raciste, maintenant oui. Quand on nous a empêchés de planter l’arbre, ça m’a réveillée », confie-t-elle. Le samedi 18 novembre 2017, la famille devait planter dans le jardin Lecoq, en plein coeur de la ville, un arbre en hommage à Wissam. Le maire avait donné son accord et une stèle allait être placée sous ce ginkgo biloba. Une variété surnommée « arbre de vie » car c’est la première qui a repoussé après l’explosion de la bombe atomique à Hiroshima. La commémoration avait beaucoup d’importance pour la famille. « Le parc est entouré de toutes les facs. Il était important pour nous que les jeunes connaissent l’histoire pour ne pas que ça se reproduise », explique Marwa. C’était sans compter la mobilisation du syndicat de policiers Alliance, qui a saisi le préfet. À la veille du grand jour, un arrêté tombe ordonnant la fermeture du jardin Lecoq. « Là j’ai compris : tu peux rester ici, mais tu dois fermer ta… », s’emporte Zorah.

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    Puis elle lance : « Quand mon fils est parti, j’ai voulu quitter la France. » Aujourd’hui, elle est déterminée. Elle retournera au Maroc quand Warda quittera le foyer familial. Difficile pour la jeune fille, dans ce contexte, de se projeter. Sa vie ne se fera pas à Clermont-Ferrand, en tout cas. Farid et Marwa ont, quant à eux, déjà quitté la ville. « Avant, je faisais des détours pour ne pas passer devant le CHU ou le commissariat. C’est un coup de poignard à chaque fois », confie Marwa, qui habite dans une commune limitrophe. Aujourd’hui assistante de gestion et éducatrice dans une association sportive, elle met un point d’honneur à tenir sa vie professionnelle, son mari et ses enfants, éloignés de cette affaire.

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    Marwa devant le commissariat où est mort son frère. / Crédits : Nnoman Cadoret

    Cachez ces oeuvres qu’on ne saurait voir

    L’histoire des El-Yamni, c’est celle d’enfants qui ont grandi dans une cité HLM cernée d’usines Michelin remplies d’ouvriers étrangers. Celle de parents, de frères, de soeurs, dans l’impossibilité de faire leur deuil depuis des années. Celle d’une famille soudée qui se sent rejetée par un pays, puis par une ville, à qui elle estime avoir tout donné. Celle d’hommes et de femmes qui ont aujourd’hui l’impression d’être trahis et muselés.

    En 2019, l’artiste Thierry Toth était invité à participer à une exposition au Conseil général. La thématique proposée : « Les 36 vues du mont Puy de Dôme ». Sa version : une sérigraphie représentant un véhicule de police et trois chiens de la brigade canine, sur fond rouge. L’oeuvre est intitulée « Wissam El-Yamni 1981-2012 ». « Je voulais montrer l’absence, l’horreur. C’est une histoire qu’on n’oublie pas à Clermont », revendique l’artiste. La peinture est refusée au prétexte que le procès était en cours. Le syndicat étudiant l’Unef a, lui aussi, été prié de rester discret sur l’affaire : « Pour le Festival étudiant contre le racisme et les discriminations qu’on organise chaque année, on voulait proposer une fresque plus radicale sur les discriminations. Mais on a dû l’adoucir. On a eu un refus catégorique de mettre quelque chose en référence à Wissam », racontent Mayke et Paco, tous les deux à l’Unef.

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    En 2019, l’artiste Thierry Toth a proposé cette oeuvre pour une exposition au Conseil général. Elle a été refusée. « Je voulais montrer l’absence, l’horreur. C’est une histoire qu’on n’oublie pas à Clermont ». / Crédits : Nnoman Cadoret

    Des zones d’ombre encore nombreuses

    Des histoires comme celles-là, il y en a d’autres. « On sait très bien que notre parole ne compte pas. Depuis huit ans, on nous écrase », témoigne avec calme et précision Farid, à la table d’un café parisien. Depuis 2012, les expertises et contre-expertises se succèdent pour tenter d’établir la vérité. L’affaire comporte encore de très nombreuses zones d’ombre. Farid demande :

    « Nous, ce qu’on ne comprend pas, c’est comment une personne qui est en bonne santé, n’a pas de fractures, est menottée, se retrouve en moins de 10 minutes avec des fractures, des traces de strangulations et dans le coma, alors que les policiers n’ont pas la moindre égratignure. »

    Il connaît par coeur chaque détail du dossier. Il poursuit : « Quand la police des polices est allée au CHU chercher le dossier médical, il y avait des photos du 2 janvier. Or, elle n’a pas pris ces preuves. Elle a pris certains éléments, mais elle a laissé les photos du 2 janvier ». Il évoque également une vidéo tournée à l’intérieur du commissariat le jour où Wissam a été interpellé : « Elle montre la salle des geôles vide, donc il n’y a aucune raison que mon frère soit dans le couloir à ce moment-là. Elle montre aussi un officier de police judiciaire et trois gamins au niveau du banc. Ils sont choqués de ce qu’ils voient. Mais la police des polices dit qu’il n’y a rien d’intéressant sur cette vidéo. Alors qu’elle montre qu’il y a trois personnes qui voient quelque chose ! On a un échange électronique qui prouve qu’ils ont vu et entendu mon frère se faire tabasser », assure Farid.

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    Farid, le deuxième fils de la famille, est de tous les rassemblements contre les violences policières. « S’il n’y avait pas ma mère, j’aurais abandonné. » / Crédits : Nnoman Cadoret

    En janvier 2012, le procureur de la République ouvre une information judiciaire pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner » à l’encontre des deux agents à l’origine de l’interpellation. Puis un rapport de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) affirme que le décès est dû à la technique du « pliage ». Mais en avril 2013, une nouvelle expertise met sa mort sur le compte d’une association cocaïne-alcool. Une version contredite par un professeur en cardiologie mandaté par la famille. En février et mars 2014, les deux policiers impliqués sont finalement mis en examen. Décision rapidement annulée après le retour d’une expertise judiciaire concluant à « un trouble du rythme ventriculaire grave induit par la consommation simultanée d’éthanol en grande quantité et de cocaïne ». Malgré un taux de cocaïne très faible et une contre-expertise réfutant cette hypothèse, les magistrats semblent n’écouter que la version policière. « Le juge d’instruction nous a refusé tous les actes qu’on avait demandés. On a fait appel et on a demandé l’audition des policiers, des recherches sur les photographies qui ont disparu, et surtout l’audition des mineurs qui étaient dans le commissariat », détaille Jean-Louis Borie, l’un des deux avocats de la famille. La chambre de l’instruction de la Cour d’appel rendra sa décision le 15 juillet prochain :

    « Soit elle considère que les demandes sont justifiées et ordonne les mesures d’instructions qu’on a demandées, soit elle refuse. Dans ce cas, le dossier reviendra devant le juge d’instruction qui décidera ce qu’il y a lieu de faire. »

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    Elise, du comité de soutien, montre un dessin de la scène de mort de Wissam selon sa famille. / Crédits : Nnoman Cadoret

    « Leur image compte plus que nos vies »

    À mesure que les contradictions et les déceptions se multipliaient, Farid a vu sa vision de la justice et de la police évoluer. Comme l’ensemble de sa famille. Il est désormais systématiquement pris d’un sursaut quand il croise des forces de l’ordre. « Il n’y a pas de policiers qui tuent des noirs ou des arabes en prison, ça n’existe pas. On leur donne des médailles, plutôt. On leur donne des promotions. On en fait des champions », énumère-t-il, la rage au ventre. Pour lui, la question des violences policières repose sur deux socles : les fausses expertises et la police des polices.

    « Vous enlevez ça et il n’y a plus de violences policières en France. »

    Avec sa famille, il réclame justice et vérité pour Wissam. « On a affaire à des gens qui ont la volonté de ne pas ouvrir les yeux. Leur image compte plus que nos vies ». Pour lui, qualifier l’institution de « justice » est d’ailleurs totalement paradoxal : « C’est comme si on appelait l’enfer le paradis ».

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    À l'entrée de la maison des El-Yamni se trouvent les photos de famille. En haut, une photo de Wissam bébé et de sa petite soeur Warda. / Crédits : Nnoman Cadoret

    « La vérité est de notre côté »

    Farid ne compte plus sur la justice, mais sur la sensibilisation du plus grand nombre aux violences policières. « Parce que quand on tue nos frères et qu’on ne nous entend pas, c’est comme si on faisait de nous des morts-vivants, des fantômes. Comme si, non seulement nos vies ne comptaient pas, mais qu’elles étaient inutiles, voire qu’on était coupables de notre sort. Ça, ça fait mal. Ça détruit tout le sens de la vie. » Alors que des foules se soulèvent aujourd’hui autour d’Assa Traoré, Farid se souvient de ces rassemblements où ils n’étaient qu’une trentaine devant le palais de justice. Ces années où personne ne les a pris au sérieux. « Au début, quand on disait que la police assassinait, on nous riait au nez. On nous disait : “Allez-y, on vous tolère”. Quand on parle du racisme d’État c’est ça. Là, on est dans la deuxième phase où ils nous combattent, mais on a la vérité. Elle est de notre côté, elle est dans les dossiers de l’Histoire. Un jour ou l’autre, tous les crimes policiers qui ont été commis en France ressortiront. » Il ajoute :

    « Lorsqu’une idée s’empare de la foule, elle devient une force motrice. Ce qui se passe maintenant n’est pas né par hasard. Chaque semaine, il y a des gens qui échangent sur la violence d’Etat. Quelque chose se construit. À partir du moment où on nous a fermé des portes, on nous a forcés à en ouvrir d’autres ».

    Sensibiliser les plus jeunes

    Autour de la table, dans le centre de Clermont-Ferrand, plusieurs membres du comité Justice et vérité pour Wissam accompagnent Marwa ce 20 juin. Il y a Marc, ancien professeur aussi mobilisé autour de l’affaire de l’éleveur Jérôme Laronze, tué de trois balles tirées par un gendarme en mai 2017. Il y a Jocelyne, qui accompagne la famille depuis le début. Il y aussi Elise, dont le mari « a pris six ans à cause des mensonges d’un policier », puis a été acquitté en appel. « J’ai commencé à militer le jour où le président des Assises a dit : “Vous avez raison, les flics ont menti”. »

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    Dans le salon de la famille. Le père de Wissam, Mohammed, est à gauche. / Crédits : Nnoman Cadoret

    Depuis 2018, le comité organise également une fois par an le « Challenge Wissam », près de La Gauthière. Un tournoi de futsal pour offrir un bon moment aux plus jeunes, tout en les sensibilisant au sujet. La coupe, en forme de W, a une place centrale dans le salon familial des parents. Les El-Yamni projettent aussi d’organiser un festival, et une pièce de théâtre. En partant du jardin Lecoq, Marwa l’assure :

    « Ce n’est pas terminé. On le plantera, cet arbre. »

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