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    28 / 07 / 2020

    Pour « violences volontaires par personnes dépositaires de l’autorité publique » et « injures publiques »

    Maltraitance et racisme au TGI de Paris : la justice ouvre une enquête à la suite des révélations de StreetPress

    Par Christophe-Cécil Garnier , Yann Castanier

    Suite aux révélations de StreetPress, le parquet ouvre une enquête judiciaire sur les faits de maltraitance et de racisme par les policiers du dépôt du tribunal de Paris.

    Selon l’AFP, le parquet de Paris vient d’ouvrir une enquête pour « violences volontaires par personnes dépositaires de l’autorité publique » et « injures publiques », suite aux révélation de StreetPress. Ce lundi 27 juillet, dans la matinée, StreetPress publiait une enquête en deux parties révélant un système de maltraitance raciste par les policiers du dépôt du tribunal de Paris. L’affaire – que la hiérarchie policière et le cabinet du préfet de police de Paris Didier Lallement ont tenté d’étouffer – a pu sortir grâce au témoignage du brigadier-chef Amar Benmohamed et de plusieurs centaines de documents internes.

    Outre les « violences volontaires », l’enquête ouverte par le parquet de Paris s’intéresse aux « injures publiques en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion » des retenus, ainsi que des « injures publiques à raison du sexe ou de l’orientation sexuelle ». Dans cette enquête, StreetPress révèle en effet de nombreuses insultes racistes comme : « Ferme ta gueule, sale bougnoule », « nègro », « sale race ». Plus terribles encore : « Je te lancerais tout ça dans la Seine », « Si on me laissait faire, je mettrais le feu à toutes ces merguez ». Mais aussi des insultes homophobes.

    « Au total, sur un peu plus de deux ans, plus de mille prévenus ont été maltraités. C’est même sans doute plus », estime le brigadier-chef Amar Benmohamed dans notre enquête. En parallèle, la Défenseur des droits a également décidé d’ouvrir « une enquête relative aux faits » révélés par StreetPress.

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    Forcer le ministre de l’Intérieur à saisir la justice en mettant au jour les messages racistes échangés par des milliers de policiers sur des groupes Facebook. Provoquer une enquête de justice suite à la révélation d’un système de maltraitance et de racisme dans les cellules du tribunal de Paris. Contraindre Franprix à cesser l’usage quasi illégal d'auto entrepreneurs durant le confinement...

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