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    17 / 07 / 2019

    « C’est pire que la Coupe du monde »

    « Evry, l'autre Can », le documentaire qui raconte la Can des quartiers d'Evry

    Par Christophe-Cécil Garnier

    Début juin, la Coupe d'Afrique des Nations des quartiers a fait vibrer l’Île-de-France. Un documentaire de 30 minutes nous plonge dans les coulisses du tournois de foot inter quartiers d’Evry.

    « C’est pire que la Coupe du monde, c’est pire que la Ligue des Champions… C’est un truc de malade ! C’est la Can Epinetzo ! » En quelques mots, Samah, un habitant, résume l’ambiance du mois de juin à Evry. Au début de l’été, des Coupe d’Afrique (Can) des quartiers ont poussé dans une bonne partie des villes d’Île-de-France : Créteil, Argenteuil, Mantes-la-Jolie… « La Can Epinetzo, c’est celle d’Evry », raconte le bonhomme, qui est l’entraîneur de l’équipe d’Algérie locale. Toutes sont composées de joueurs amateurs qui se regroupent par équipe nationale en fonction de leurs origines. À chaque fois, les teams se sont affrontées le soir, avant la rupture du jeûne du Ramadan. Dans le docu « Evry, l’autre Can », disponible sur YouTube, les réalisateurs Thomas Porlon et Tristan Baudenaille-Pessotto racontent ce mois épique et comment Evry a lancé le phénomène des Can de quartiers. Les deux journalistes en ont tiré un documentaire d’environ trente minutes, en immersion dans la ville pour vivre l’effervescence de l’intérieur.

    Relire notre reportage à la finale de la Can d’Aulnay-sous-Bois.

    Le duo a découvert l’événement un peu comme tout le monde : via les réseaux sociaux. « On était dans un train tous les deux en rentrant de reportage et on voit un snap de cette Can avec un envahissement de terrain. On s’est dit que c’était complètement fou et qu’il fallait faire quelque chose dessus », explique Thomas Porlon au téléphone. C’est en partie le rappeur Niska qui a démocratisé la compétition, au moment du match organisée entre les quartiers des Aunettes et des Epinettes, d’où le nom de Can Epinetzo.

    Les documentaristes ne souhaitent pas faire comme « les autres médias », rester une journée et repartir. « On voulait aller avec eux chez eux et parler du quartier via le tournoi, raconter les petites histoires et les gens qui y habitent », explique le journaliste. Ils ont passé des heures avec les habitants du quartier, parfois sans tourner une seule image. « On discutait de tout et de rien, ça nous a ouvert des portes », estime Thomas. Discussions entre anciens, scènes de vestiaires et célébrations, ils ont tout ! Et ils le racontent dans ce documentaire disponible en ligne et gratuitement.

    Evry, l’autre Can, un documentaire de Thomas Porlon et Tristan Baudenaille-Pessotto.

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