En ce moment

    23 / 04 / 2018

    Webdoc : suivez les déménagements successifs de cette famille Rom

    D'hôtel en bidonville, Elena et ses enfants trimballent leurs valises au gré des expulsions

    Par Laure dandolo , Marion Vanmansart , Eva Quéméré

    Elena a 28 ans. Elle est Rom. La jeune mère arrive en Île-de-France en 2010. Depuis, elle trimballe ses valises au gré des expulsions, d'hôtel en hôtel, de bidonville en bidonville. Suivez son parcours.

    Le cas d’Elena n’est pas isolé. Aujourd’hui, en France, selon la délégation interministérielle à l’hébergement et à l’accès au logement des personnes sans-abri ou mal logées, 16.000 personnes – dont 3.600 mineurs – vivent dans 360 bidonvilles et grands squats. La majorité d’entre eux résident en Île-de-France. Des chiffres stables depuis les premières estimations de 2012.

    En France, il y a en moyenne une expulsion de campement tous les trois jours. Pour les associations, ces expulsions à répétition ne font que déplacer le problème et n’offrent pas de solutions pérennes contre le mal-logement, pour l’intégration et la santé des habitants. En effet, les destructions et déplacements successifs de camps empêchent un suivi régulier et personnalisé par les services sociaux.

    La moitié des personnes vivant en bidonville en France n’a ni accès à l’aide médicale d’État ni à une couverture médicale. Ce qui explique en partie leur espérance de vie de seulement 49 ans – selon le Secours Catholique – contre 82 ans pour la moyenne des Français. D’après l’association Trajectoires, 51% des enfants entre 6 et 16 ans ne sont pas scolarisés, et 30 % ne sont jamais allés à l’école.

    On a choisi de faire bouger les lignes. Vous validez ?

    Depuis plus de 10 ans, nous assumons un regard et des engagements. Aujourd’hui, notre mission c’est d’avoir de l’impact. Particulièrement dans la crise actuelle, où les premiers à morfler sont les plus fragiles. Face à la pandémie, au confinement et à la crise économique qui l'accompagne, nous croyons encore plus à la nécessité de ce travail.

    Forcer le ministre de l’Intérieur à saisir la justice en mettant au jour les messages racistes échangés par des milliers de policiers sur des groupes Facebook. Provoquer une enquête de justice suite à la révélation d’un système de maltraitance et de racisme dans les cellules du tribunal de Paris. Contraindre Franprix à cesser l’usage quasi illégal d'auto entrepreneurs durant le confinement...

    Nous recevons de plus en plus de pistes sur des sujets brûlants, mais nous manquons encore de moyens pour tout couvrir. L’idée n’est pas de se faire racheter par un milliardaire. Mais simplement de pouvoir faire appel à du renfort, lorsqu’un sujet le nécessite.

    Pour que cela continue, malgré la crise, nous avons sincèrement besoin de votre soutien.

    StreetPress doit réunir au moins 27.000€, avant le 4 décembre.
    Soutenez un média d’impact qui fait bouger les lignes.

    Je soutiens StreetPress  
    mode payements

    NE MANQUEZ RIEN DE STREETPRESS,
    ABONNEZ-VOUS À NOTRE NEWSLETTER