Les anti-avortement tentent de piller l'héritage de Simone Veil, 5 jours après son décès

Les anti-avortement tentent de piller l'héritage de Simone Veil, 5 jours après son décès

« Découvrez la vérité sur Simone Veil, celle d’une femme trahie »

Simone Forever | News | par | 5 Juillet 2017

Les anti-avortement tentent de piller l'héritage de Simone Veil, 5 jours après son décès

L'asso anti-IVG les Survivants a mis en ligne un mini web-doc consacré à Simone Veil, décédée le 30 juin. Ils tentent de récupérer celle qui a porté la loi dépénalisant l'IVG. Un coup préparé de longue date : ils ont déposé le nom de domaine en 2016.

L’asso anti-avortement Les Survivants a​,​ ce mercredi 5 juillet, mis en ligne un web-documentaire consacré à Simone Veil, décédée le 30 juin dernier. En 1974, alors qu’elle est ministre de la santé sous Valérie Giscard d’Estaing, elle porte la loi dépénalisant le recours à l’interruption volontaire de grossesse (IVG).

Intitulé Forever, le web-doc promet « la vérité sur Simone Veil, celle d’une femme trahie dans ses intentions puisque sa loi n’existe plus tant elle a été modifiée et parce que la légalisation de l’avortement n’a pas amélioré la santé des femmes bien au contraire ». Une récupération à contresens des engagements de cette figure du féminisme, moins d’une semaine après son décès, qui indigne :


Déposé en 2016

Un coup préparé de longue date. Le nom de domaine simoneveil.com, qui héberge le web-doc a été déposé auprès de la société OVH, le 07 septembre 2016, par Emile Duport, boss de l’asso. En novembre dernier StreetPress publiait un long portait de ce dernier.

Depuis plusieurs années son asso mène une guérilla – principalement numérique – contre le planning familial. Si la cause est d’un autre âge, la stratégie elle, est des plus moderne​s​ : « opération Pokemon » et sites faisant mine d’informer sur l’avortement de manière neutre et détendue, en réalité discrètement orientés. Une stratégie qui inquiétait en haut lieu : ​​Marisol Touraine, ​ex​-ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes a, en réaction, ​fait voter un délit d’entrave numérique à l’avortement.​ ​

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/ Crédits : DR


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