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    12 / 02 / 2018

    « C’est une grève qui est partie pour durer »

    Des travailleurs sans-papiers occupent les locaux de six entreprises d’Île-de-France

    Par Tomas Statius

    « On veut mettre la pression sur les entreprises pour qu’elles mettent à leur tour la pression à l’Etat », lâche Jules, militant CGT. Depuis ce matin, 6 entreprises sont occupées par des travailleurs sans-pap pour la régularisation et contre la loi asile.

    À Roissy, ils sont arrivés à 5h30 pétantes, avant le lever du soleil. Une quinzaine de travailleurs sans-papiers et leurs collègues de la CGT occupent depuis ce matin les locaux de la société GLS, une entreprise d’acheminement de colis basée à quelques encablures de l’aéroport Charles-de-Gaulle. Ils ne sont pas les seuls. Six entreprises d’Île-de-France sont actuellement squattées par des travailleurs sans-papiers. Le tout pour une durée indéterminée. « C’est une grève que l’on prépare depuis six mois », précise Jules, militant de la CGT Logistique. Pour le jeune homme, le piquet de grève pourrait durer de longues semaines :

    « On veut mettre la pression sur les entreprises pour qu’elles mettent à leur tour la pression à l’Etat. »

    Pour la régularisation

    En ligne de mire ? La future présentation de la loi asile et immigration, particulièrement dure pour les travailleurs sans-papiers. « Lors des grèves entre 2008 et 2010, on avait obtenu qu’ils puissent travailler sous un alias [une fausse identité] », poursuit Jules :

    « Les préfectures le toléraient. La loi en fait maintenant un délit. »

    En outre, les militants demandent l’investissement des entreprises qui accueillent des travailleurs sans-papiers intérimaires dans la procédure de régularisation.

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